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Pierre PICCININ da PRATA

Historien - Politologue

 

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Les "printemps arabes" - VIDEO

Un tour d'horizon complet et critique des "printemps arabes", depuis décembre 2010 jusqu'à aujourd'hui (conférence filmée).

 

PPdP et le Printemps arabe

Les "Printemps arabes"

 

Les erreurs des médias, un résumé des révoltes et révolutions arabes, les clefs d'interprétation des conflits, l'islamisme, les conséquences pour l'Europe...

Actualité - Ukraine

UKRAINE - Mais que s'est-il passé !?


Ukraine-insurrection-FDC-550x366Depuis que l’opposition au président Iakounovitch a pris le pouvoir, ce samedi 22 février, les médias européens titrent sur la victoire de la démocratie. En revanche, la presse russe qualifie les événements de coup d’État, qui a renversé un gouvernement légitime et un président démocratiquement élu. Alors, que s’est-il précisément passé en Ukraine ? Comment, en deux jours, l’équipe du président Viktor Ianoukovitch, qui apparaissait inébranlable, a-t-elle été si brusquement éjectée du pouvoir ? Lire la suite...  

Actualité - Syrie

GRAND REPORTAGE :
ODYSSEE AU PAYS DE SATAN
 
Wellcome to Syria - Copyright Pierre Piccinin da Prata - CoLe 6 avril, Domenico et moi avons traversé la frontière libano-syrienne, pour gagner la ville de Yabrud, à septante kilomètres au nord de Damas, une zone contrôlée par l'Armée syrienne libre (ASL). J'ai beaucoup d'amis, dans l’ASL, qui nous ont aidés à organiser ce qui devait être mon huitième séjour d’observation au cœur de la révolution. Après avoir été arrêté et torturé à Homs, par les services secrets du régime, en mai 2012, j’ai en effet reçu l’appui des combattants de la rébellion. Domenico, quant à lui, n’en était pas non plus à son premier voyage sur le terrain : il m’avait accompagné, déjà, lors de mes quatre dernières expéditions. Cette fois, notre objectif était de nous rendre dans la banlieue de Damas... Lire la suite...   

Actualité - Syrie

ISLAMISMES et BANDITISME

L'involution de la révolution syrienne  
 
Syrie - Djihad - Alep

Encore trop souvent simplifiée à outrance par des commentateurs très éloignés des événements et présentée comme la révolte d’un peuple uni contre un féroce dictateur, la révolution syrienne, au regard de ceux qui l’ont accompagnée de mois en mois et observée sur le terrain, n’est pas le phénomène statique qu’évoquent généralement les médias. Tout au contraire, le conflit syrien a connu plusieurs phases très distinctes et une évolution rapide qui a surpris et déconcerté, par sa vélocité et la diversité des protagonistes qui se sont invités sur le théâtre, même les experts les plus avertis. Enlevé dans la ville d’al-Qousseyr (Homs), le 8 avril 2013, alors que j’effectuais un huitième voyage d’observation en Syrie depuis le début de la révolution, je suis resté deux mois prisonnier de bandits qui agissaient sous l’étiquette de l’islamisme et, trois autres mois durant, des islamistes « modérés » des Brigades al-Farouk. Lire la suite...

Actualité - Mali

GRAND REPORTAGE : L'ILLUSION MALIENNE 

 

MALI 2968- Copyright Pierre Piccinin da PrataLe Mali n’est ni libéré ni pacifié. Et la contre-offensive islamiste pourrait survenir là où l’armée française ne l’y attend pas. En outre, les « exactions » de l’armée malienne se multiplient envers les communautés arabe et touarègue, dans l’indifférence affichée des forces d’intervention françaises. Partis de Bamako, la capitale, nous avons traversé le pays du sud au nord, à la découverte d’une opération militaire française qui, au terme de nos investigations, apparaît sous un jour très peu flatteur et particulièrement dramatique pour un peuple d’Afrique que la volatilité des médias abandonnera très rapidement à l’oubli des opinions publiques occidentales…. Lire la suite...

Conférences

(Organiser une conférence avec Pierre PICCININ)


- De Téhéran à Téhéran
(la politique étrangère des Etats-Unis d'Amérique au Moyen-Orient).

- Le "Printemps arabe", une illusion d'optique.

- Syrie, la révolution orpheline.

- Israël et le projet sioniste en Palestine, de Theodor Herzl à nos jours.

- Histoire d'une république islamique :  l'Iran, de 1979 à nos jours.

- Yougoslavie :  disparition annoncée d'un Etat.

- Benoît XVI et l'Église, entre tradition et progrès.

 

Résumé des conférences : 

Moyen-Orient - Israël / Palestine - Yougoslavie

Benoît XVI et l'Église

Entretiens Radio - TV

 

L'État islamique (Syrie - Irak)
Voice of America - Washington Forum
(28 août 2014)
                            
Otages en Syrie
L'Histoire en marche - Radio Algérie
(24 avril 2014)
                           

La Tunisie selon Moncef Marzouki

(RTBF - La Première - 2 mars 2014)

 

France Inter (26 janvier 2014)

"En Syrie, il y a plusieurs oppositions antagonistes"

 

 

Question à Hala Kodmani

Le Bar de l'Europe

TV5 Monde - Rtbf-La Trois

(26 janvier 2014)

"Le djihadisme a submergé la révolution syrienne..."

 

       

France Culture (24 janvier 2014)

"La startégie de la faim..."

                         
France Culture (24 décembre 2013)
Syrie: "Un nouveau tournant dans le conflit syrien : le régime reprend la main..."
 
  Témoignage de Pierre Piccinin da Prata
Commission d'enquête de l'ONU sur les crimes de guerre en Syrie
(Genève, 24 septembre 2013)

BBC (20 septembre 2013)
 Pierre Piccinin da Prata libéré de Syrie
Controverse (RTL-TVI, 15 septembre 2013)

KRO (septembre 2013)

 Syrië - Brandpunt - Gevangen in chaos

 

RTBF - Face à l'Info (9 septembre 2013)
Pierre Piccinin da Prata
libéré après cinq mois, otage en Syrie

 

RTBF1 (31 mars 2013)
Syrie: "Djihadistes... Pas d'accord!"
                
Radio Canada (14 mars 2013)
Mali : "L'épuration ethnique"
                                          
 
 

Titres parus

Couverture Le Pays du Mal - L'Harmattan

 

Couverture Tunisie du triomphe au naufrage

 

 

Couverture Il Paese del Male

 

Avec les combattants en Syrie

 

LIVRE - La Bataille d'Alep (couverture recto)

 

Jaquette Documentaire La bataille d'Alep - L'Harmattan - Re

 

Burqa bla bla

Titre (image) - Jpeg

The Huffington Post

  Logo The New Times     

Rue89  

Logo L'Harmattan

 

 

AIYSAIYS'

American Institute for Yemeni Studies

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Les Cahiers de l'Orient

 

  

 

logo ldh      Amnesty

Dossiers de presse on-line

Monde arabe - Immuabilité, terreur et oubli...

    
(Le Courrier du Maghreb et de l'Orient, Juin 2014) 
        
   
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De la vague démocratique, qui, tremblement de terre annoncé, devait rénover  une « nation » de quatre cents millions d’Arabes, il ne reste aujourd’hui qu’un murmure léger, étouffé par l’intolérance religieuse et le claquement des bottes, et qui s’épuise et s’amenuise comme, au matin, s’essouffle le Sirocco qui n’aura hurlé que l’espace d’une courte nuit.

Les « printemps arabes », ainsi, continuent de faire peine et donnent définitivement raison aux pessimistes de la première heure…

Mais l’instant n’est pas à triompher, pour les rares analystes qui avaient anticipé tous les avatars qui renversent aujourd’hui les assertions péremptoires des mass-médias euphoriques de l’époque.

Les « chaos arabes », de coups d’État militaires en affrontements civils, de censures en exécutions sommaires, de massacres fanatiques en meurtres rituels (en Syrie, on crucifie des Chrétiens sur des croix de bois), entraînent dans leur sillage des centaines de milliers d’hommes et de femmes qui, emportés par le torrent furieux de la guerre et de la répression tous azimuts, en Syrie, en Irak, en Égypte, en Libye, au Yémen, au Mali, en Afghanistan bientôt (où les talibans attendent le moment de reprendre l’initiative et regrettent que Washington a décidé de prolonger la présence de ses troupes jusqu’en 2016), tendent les mains vers le ciel et poussent le cri déchirant des désespérés, tandis que, au Maroc ou au Bahreïn, d’autres malheureux hurlent dans les prisons où l’on torture pour faire taire, à l’ombre du vernis luisant de monarchies absolues agréées par les démocraties du Couchant.

En Occident, en effet, apeurées par l’islamisme militaire galopant, les chancelleries ont rangé au placard leurs discours enthousiastes et enchanteurs des débuts, toutes ces belles envolées qui ont naguère justifié l’intervention libyenne.

Chacun se replie dorénavant dans ses retranchements et élève le niveau de sécurité intérieure face au phénomène que constitue le départ, de tous les pays d’Europe, de milliers de jeunes Musulmans, candidats au martyr, recrutés pour le djihad en Syrie, dont, très tacitement et discrètement, les gouvernements de l’Ouest, à l’instar de Washington, qui s’étaient jusqu’à présent abstenus de soutenir la révolution, ont commencé à réhabiliter le dictateur au pouvoir, meilleur cheval pour la sécurité internationale que le seraient les fanatiques de la Charia.

Les régimes autoritaires du Monde arabe en profitent dès lors pour se renforcer : au Qatar ; en Égypte, où l’armée a balayé et caché sous le tapis les débris d’une révolution éphémère et où les Égyptiens, tous ou presque, par peur ou par intérêt, tentent d’oublier ce mauvais rêve et de se convaincre que rien n’est jamais arrivé sur la place Tahrir ; au Maroc, destination de nombreux vacanciers européens inconscients, où la pratique de la torture connaît une spectaculaire recrudescence, à tel point qu’Amnesty International y consacre sa nouvelle campagne ; au Bahreïn, où une répression folle a succédé à un printemps réprimé sous les yeux clos des militaires de la Cinquième Flotte US ancrée dans le port de Manama, une répression (enlèvements, disparitions et tortures) qui n’a pas faibli et frappe quotidiennement encore la résistance civile, laquelle refuse de courber la tête et se demande comment il a été possible que Lewis Hamilton et l’écurie Mercedes aient eu l’indécence d’accepter la coupe du sang versé, en avril dernier…

Le Monde arabe bégaye… et la volatilité médiatique étant ainsi faite, les chaînes de télévisions occidentales, les quotidiens de l’Ouest, tous se sont détournés de ces causes perdues, déjà passées de mode, et que les vacances d’été qui s’approchent relègueront un peu plus encore dans le profond tiroir des affaires classées…

 

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Stability, terror and oblivion …

 

Of the democratic wave, which was supposed renew a « nation » of four hundred million Arabs and was announced as an earthquake, only a slight whisper is left today, smothered by religious intolerance and the sound of marching boots. It is fading away, as does the Sirocco in the morning, running out of puff after howling one short night.

 

Hence the « Arab Springs » continue to have considerable trouble achieving anything and definitely prove those right, who were pessimistic about the thaw from the very beginning…

 

But the moment is not one for triumph for those few analysts who had anticipated all these misadventures, now overturning the pre-emptive assertions of the mass-media euphoria of the first days of the uprisings.

 

The « Arab chaos » leaves behind hundreds of thousands of men and women, who now hold out their hands up to the sky and cry out in despair and out of a torn apart world. Military coups, civil conflicts, censorship and summary execution, fanatic massacres and ritual murders (in Syria, Christians are being crucified on wooden crosses) have carried away raging warriors in all-out furies across Syria, Iraq, Egypt, Libya, Yemen, Mali and soon in Afghanistan (where the Taliban wait for the right moment to seize power and regret Washington’s decision to prolong the presence of US troops until 2016). In Morocco and Bahrain other miserables howl in prisons where they are tortured to be silent, in the shadow of the shining glaze of absolute monarchies, tolerated by the occident.

 

Indeed, in the West, the fear of military Islamism is galloping and the governments have put away their enthusiastic speeches about the delight of new beginnings and all these beautiful departures, which formerly justified Libyan intervention.

 

Everyone is folding back into their trenches and domestic security levels are raised, facing the phenomenon of an exodus of thousands of young Muslims, martyr candidates, heading from all over Europe into Syria, recruited to fight in the holy war. Whilst the Western governments, headed by Washington, had so far withheld support for the revolution in Syria, they have now begun restoring the dictator to his power – recognising it is the safest bet for international security, in view of Sharia fanatics.

 

The authoritarian regimes of the Arabic world are hence using this time to strengthen themselves; in Qatar; in Egypt, where the army has swept up the debris of an ephemeral revolution and brushed its remains under the carpet. The Egyptians, all or most of them, try to forget the bad dream in their own interest or out of fear and convince themselves that nothing ever happened on Tahrir Square. In Morocco, a popular destination for numerous unconscious European holidaymakers, torture is common practice and has known such an important resurgence recently, that Amnesty International devotes its new campaign to the situation in this country. In Bahrain, where a crazy repression followed the suppression of the local Arab spring – under the closed eyes of the Fifth US fleet, anchored in the port of Manama. It is an incessant repression with kidnappings, disappearances and tortures, daily finding its victims within popular resistance, which stands resolute and refuses to bow its head, wondering how it was possible, that Lewis Hamilton and the Mercedes stable had the indecency of accepting the blood-covered Cup last April…

 

The Arab world stutters… and the media volatility being as it is, the occidental television channels, the daily newspapers of the West – all have turned away from these lost causes, already out of fashion, and which the commencing holidays will push even further into the back of the deep drawer of closed cases…

 

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ثبات و ارهاب و نسيان...

 

من موجة الديمقراطية التي كانت بمثابة زلزال معلن و التي كان من شأنها أن تجديد أمة تتألف من أربعة مليون مواطن عربي، لم يبقى اليوم إلا حمس بسيط أختنق بسبب التعصب الديني و طقطقة الأحذية، بدأ ينفد و يخمد كما تخمد ريح جنوبية شرقية حارة عند طلوح الفجر بعد أن هبت خلال فترة الليل القصيرة.

 

"الربيع العربي" بذلك ما زال بحالة محزنة و يدلي بأن الذين كانوا متشائمين منذ اللحظات الأولى كان عندهم حق...

 

فالأن ليست ساعة الانتصار بالنسبة للمحللين الأقلة الذين توقعوا كل المصائب التي تحدث اليوم و التي اطاحت بالتأكيدات القطعية التي ادلى بها الإعلام بحماس في ما مضى.

 

ف"الفوضى العربية" من انقلابات عسكرية و رقابة و اعدام و مجزار من قبل متعصبين التي تأخذ طابع الصقوس (كالجثث الذي وجدت مصلوبة في سوريا على صلبان خشبية)، تجر في أعقابها مئات الآلاف من الرجال والنساء الذين انجرفوا في سيل حرب و قمع هائج و شامل في سوريا والعراق ومصر وليبيا واليمن ومالي وأفغانستان قريبا (حيث تتنتظر طالبان لحظة استعادة زمام المبادرة وتأسف لأن واشنطن قررت تمديد وجود قواتها حتى عام 2016)، هؤلاء الرجال والنساء لا يملكون ألا رفع  أيديهم إلى السماء و اطلاق صرخات اليأس الثاقبة. بينما في المغرب والبحرين، هناك بؤساء آخرون يطلقون صرخات حتى وطأة التعذيب في السجون ولإسكاتهم في ظل الطلاء اللامع للأنظمة الملكية المطلقة التي أقرتها الديمقراطيات في "الغارب".

 

حيث أنه في الغرب المتخوف من التيار الإسلامي العسكري المتصاعد، قد وضعت الحكومات في الخزائن خطاباتها الحماسية و الساحرة التي كانت تصدرها في البدايات، وجميع الموجات الجميلة التي بررت سابقا التدخل في ليبيا.

 

فكل واحدة من هذه الحكومات  منطوية في الزاويتها منشغلة في الرفع من مستوى أمنها الداخلي أمام ظاهرة انضمام آلاف الشباب المسلم من كل دول أوروبا لصفوف الجهاديين و المرشحين للجهاد في سبيل نيل الشهادة في سوريا. فهذه الحكومات الغربية و التي على غرار واشنطن، قد امتنعت حتى الآن عن دعم الثورة، بدأت تساهم في إعادة تأهيل الدكتاتور في السلطة، و الذي يعتبر أفضل الخيول للأمن الدولي بدلا من متعصبي الشريعة.

 

الأنظمة الاستبدادية في العالم العربي تستغل هذه الفرصة لتعزز نفسها كما هو الحال في قطر و مصر ، حيث قش الجيش و أخفى تحت السجادة حطام ثورة سريعة الزوال. كما أن المصريين كلهم تقريبا،  أما تحت وطأة الخوف أو المصلحة، باتوا يحاولون نسيان هذا الحلم السيئ و إقناع أنفسهم بأنه لم يحدث سيء في ميدان التحرير. اما في المغرب و الذي يعتبر وجهة الكثير من السياح الأوروبيين اللامبالين، فإن ممارسات التعذيب تشهد تزايد كبير، لدرجة أن منظمة العفو الدولية قد خصصت حملتها الجديدة لهذا البلد. و البحرين، حيث تبع الربيع المقموع حالة من القمع الجنوني و ذلك تحت أعين جيش الاسطول الخامس الامريكي الراسي في ميناء المنامة المغلقة، فهذه الحالة من القمع (اختطاف واختفاء و تعذيب) لم تضعف بعد، و تستهدف يوميا المقاومة المدنية، التي ترفض الانحناء، وتتساءل كيف كان من الممكن للويس هاميلتون و فريق مرسيدس قبول و بكل بذاءة كأس من الدماء التي أُريقت في ابريل/نيسان ...

 

العالم العربي متلعثم... فبالنسبة لوسائل الإعلام والصحف الغربيقابل للتبخرة كل شيء ، لذلك ا تحولت اهتماماتهم بعيدا عن هذه القضايا الضائعة التي أصبحت "موضة قديمة"، يعزز قدوم العطلة الصيفية من تصنيفها في درج القضايا التي أُقف البحث في أمرها...

 

     

 

 

 

 

  
        
   
 
 
 
© Cet article peut être librement reproduit, sous condition d'en mentionner la source
 
 
Par Pierre PICCININ da PRATA
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Syria - Seymour Hersh : « A massive bombing attack on Syrian military positions would have been a war crime. »

    
(The Maghreb and Orient Courier, Mai 2014) 
        
syrian gas attack victims (al-Ghouta)

Interviewed by Pierre PICCININ da PRATA

 

On the 21st of August 2013, a gas attack occured in al-Ghouta, the Eastern suburbs of Damacus, a territory controlled by the Syrian rebellion.

Immediately, most of the International Western Community accused the regime of Syrian President Bashar al-Assad of being responsible for this attack and the use of chemical weapons.

The attack provoked the death of more than one thousand people, not only fighting rebels, but mainly civilians, amongst wich women and children.

On the 20th of August 2012, just one year and one day before this gas attack, US President Obama declared that the use of chemical weapons by the Syrian government against its own people would trigger a US intervention in Syria.

Some doubts exist about the authors of this gas attack.

The well known investigative journalist Seymour Hersh, Pulitzer Prize for his famous reportages during the Vietnam War, accepted to expand on his inquiry for us…

 
   
Seymour HERSH

Pierre PICCININ da PRATA - My first question will be to ask you to tell us what about your personal interest in Syria, in particular about the Syrian revolution.

Seymour HERSH - I have spent much time in Syria since 9/11 and learned within a few months of the attacks that the Syrian intelligence service, at the direction of Bashar al-Assad, was sharing much valuable information about the Muslim Brotherhood with our CIA… Literally hundreds, if not more, of files.

We knew very little about what had been going on in Hamburg, where Mohamad Atta, one of the organizers of the attacks, had his base of operations… And the Syrian files were eye-openers. I saw Bashar al-Assad on my first meeting then, and he was very clear in his statements that he was sympathetic to America in the wake of 9/11, and very much wanted to begin a serious relationship with the US.

That did not happen, nor did the Syrian government get any credit from the Bush/Cheney administration for its early help.  It seemed to me at the time to be very bad policy.  I also thought Bashar al-Assad was more sophisticated and intelligent than he was perceived to be by the Western media...

I must add that in my later visits with him I always raised the human rights issue… Conditions were better, in terms of access to the Internet and foreign news reporting, but Syrian dissidents still have the prospect of being jailed for speaking out publicly against the leadership. And the president would agree that he needed to make improvements in that area ; but said his highest priority was to eliminate corruption.

PPdP - What exactly did you find out the gas attack on the rebels’ positions in Damascus’s suburbs (al-Ghouta) ? Do you affrim that the Syrian government is not responsible for this attack ?

S. HERSH -  I do not think I can add to what I have written about my knowledge and also have made it clear in the two articles I wrote for the London Review of Books that I’m not claiming to know who did what inside al-Ghouta.

What I do know is that the Sarin that was recovered after the August 21 attack, as well as the materials recovered from at least one site after the March/April chemical attacks did not match the materials that is known by Western intelligence to be in the Syrian arsenal. Therefore, as I have written, it seemed evident that my President, Barack Obama, was willing to authorize a massive bombing attack on Syrian military positions on the basis of faulty and incomplete evidence .

That was seen by many inside the US government to be a war crime or, at the least, to be an unjust military escalation.

PPdP - So, can you confirm that rebels organized the attack ?

S. HERSH - As I said below, I can only say that the American case for accusing Syria of carrying out the chemical attack on August 21 was far weaker than known, and far short of the kind of categorical information needed to justify an American air strike.

PPdP -  Could you tell us a little more about your inquiry, your sources and the manner in wich you succeeded to obtain this information ?

S. HERSH -  Of course I could tell you more about whom I talked to, but I would be out of business if I did so… Clearly, I have access to men and women on the inside who know what is going on… Must leave at that…

As I said in my London Review story, I also have obtained a very sensitive highly classified American intelligence document that is focused on the ability of the al-Nusra Front, with the help of some elements in Turkey, to obtain the materials needed to produce Sarin, and the technical skill to do so.

PPdP - Which rebel group in particular was involved in the events of al-Ghouta ? Al-Nusra ?

S. HERSH - The intelligence I have written about and  heard of strongly suggests that al-Nusra has the knowledge and means to carry out such an attack, but as I have said above, I do not know whether al-Nusra – or any other known rebel group – was involved.  It is just not known to Western intelligence, as far as I can tell.

PPdP - What role did the Turkish government play in this matter ?

S. HERSH - I have no reason to believe that any Turkish intelligence or military official was in al-Ghouta at the time of attack, but there are some in the US intelligence community who have concluded that the Turkish government was eager for an chemical warfare attack to be carried out…One that could be blamed on the Syrian government… To force President Obama to carry out his threat of retaliation if his « red line » was crossed.

PPdP - And what was the goal of the Turkish government ?

S. HERSH - The war was going very badly for the Ergodan government, and the Prime Minister had staked so much on a victory over Bashar.

He was facing, with the seemingly inevitable defeat of the rebels in Syria, the prospect of an Assad government in Damascus that would be hostile, a hostile Russian government, and the possibility of being forced to deal with and take care of thousands of jihadists who would most likely flee into his country at the inevitable end of the war – many of them enraged at Ergodan for not providing more support.

Not a pretty picture.

PPdP - Was this place (al-Ghouta) a strategic position ? Would this justify the use of chemical weapons by the governement army ? Especially considering the risk of an international intervention against the Baas regime…

S. HERSH - We all know al-Ghouta was a major rebel controlled area near Damascus… One that also contained fertile fields and farms that were a source of much food stuff for the city.

There also had been a renewed attempt in early August of last year by the rebels to storm the city through the Jobar Gate in the south, which was only a few miles from the old city.  The Syrian army had beaten back the offensive, pretty much, by August 21 and was escalating its mortar and artillery attacks against al-Ghouta.

No need to use Sarin ! Which is an enormously unpredictable weapon – wind direction can change any time – and also it seemed to me (and many others) that Bashar would have to be suicidal to order such an attack at a time when the UN inspectors had just arrived in Damascus to continue their inquiry into the March/April chemical incidents.

PPdP – What is your reaction when the conclusions of the investigations of such a brilliant and well known journalist as you are (Pulitzer Prize, amongst other journalism awards and recognitions) are refused by the majority of the medias, like The Washington Post or The New Yorker, and when the all main media sphere keep what you found silent ?

S. HERSH - The mainstream press in America has been ignoring my stories about the American war on terror, with a few exceptions since 9/11…

I’ve learned not to worry about what I cannot control, though it does make me very sad ; especially because I worked for many wonderful years at The New York Times, and won many, many prizes reporting on national security issues for  the paper.

Clearly, some of the editors and reporters at The Times who understand that I have sources on the inside must wonder what in hell is going on, but maybe not.

I hear nothing from them…

PPdP - Do we have a global problem within today’s world of « information » ?

S. HERSH - I’ll say we have a global problem. Thank God for the internet, and all of the new news services proliferating around the world – like yours, I gather.

My stories in the London Review of Books get spread all over the world because of the Internet –a most marvellous new printing press !

PPdP - Why President Obama finally not decided to intervene in Syria, although the Syrian government had crossed the « red line », which the US President fixed about the use of chemical weapons ?

S. HERSH - The senior generals in the American military came to him saying that the evidence about the Sarin does not prove what he was saying in public, and they also found the bombing attack he authorized to be totally out or proportion.

It took courage and integrity for them to say so.

PPdP - What’s your analysis about the perspectives for the Syrian conflict ?

S. HERSH - Bashar al-Assad is winning the war but if Obama decides to escalate his support for the rebels – who are largely led by militias whose values are similar to those who did the 9/11 attack – the slaughter and killing could drag for another year or so.

What will Obama do ?  Not clear… And that is a little frightening.

Does he really think Israel would stay quiet if a Salifist or Wahibi regime took power in Syria ?

Still a dangerous time.

 

 

Lien(s) utile(s) : The Maghreb and Orient Courier 
 

  
        
   
 
 
 
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Par Pierre PICCININ da PRATA
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Monde arabe - Le XXIème siècle sera celui du Monde arabe

    
(Le Courrier du Maghreb et de l'Orient, Mai 2014) 
        
   
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Le XXIème siècle sera celui du Monde arabe.
    

Cette assertion, qui était contestée par d’aucuns il y a trois ans, s’est muée en évidence.

Les printemps arabes –je dis bien : « les » printemps arabes- ont ébranlé l’ordre mondial et renversé nombre des fondamentaux qui structuraient les relations entre l’Orient et l’Occident, généralement construites sur le principe de la domination économique et/ou militaire du second sur le premier.

Mais ces bouleversements n’ont pas toujours emprunté les chemins que les éditorialistes leur avaient rêvés…

Ils sont en outre bien plus considérables qu’il n’y paraît encore aujourd’hui : maints observateurs de l’instantané n’en ont toujours pas pris la juste mesure, par défaut de prospectivité dans leurs analyses, parce qu’ils sont confrontés à des changements en devenir ; mais aussi parce que, trop souvent, les phénomènes qui s’entrelacent dorénavant et se tissent à travers tout le Monde arabo-musulman, de Rabat à Kaboul, ne sauraient être démêlés dans une perspective occidentalo-centriste, à l’aune d’échelles et de grilles de lecture inadéquates et à travers des prismes ciselés à des lieues des réalités singulières du Maghreb et de l’Orient.

Une fois dépassée l’euphorie médiatique des premiers mois du « Printemps arabe », l’heure est à présent aux analyses moins optimistes : les sociétés civiles imaginées par les chroniqueurs de presse –ces « sociétés civiles » qui devaient entraîner dans leur essor tous les États arabes, vers un modèle politique calqué sur les démocraties européennes et états-unienne- n’existent pas… Tout au contraire, les velléités « démocratisantes » que certains ont cru déceler dans les motivations socio-économiques profondes des révoltes arabes sont, au mieux, en recul, quand, plus réellement, elles n’ont pas été d’emblée supplantées par l’islamisme ou, plus précisément, les islamismes : l’islamisme politique, celui des Frères musulmans, en Égypte, ou d’Ennahdha, en Tunisie, par exemple ; et l’islamisme salafiste, dont les rhizomes vivaces et souterrains se sont étirés à travers la Syrie, la Libye, l’Algérie, la Jordanie aussi, s’enracinant d’avantage au Yémen, n’épargnant pas non plus Tunis ou Le Caire, atteignant jusqu’au Mali et provoquant l’effroi des monarchies saoudienne et qatarie, qui l’avaient pourtant soutenu de leurs pétro et gazo-dollars.

Face à l’émergence soudaine et brutale de ces phénomènes, l’Occident, comme stupéfait et décontenancé, cherche des interlocuteurs.

Mais les tendances qui s’opposent aux islamismes ne sont pas non plus démocratiques. Le coup d’État militaire égyptien en a magistralement illustré la réalité ; et, même en Tunisie, où un parlement provisoire vient de s’accorder sur une nouvelle constitution, derrière les apparences et l’enthousiasme médiatique benoît, se cachent un texte mal ficelé, dont les zones d’ombre laissent la porte ouverte à des interprétations dangereusement liberticides, et le retour probable des forces anciennes, celles de la dictature, qui attendent l’heure de la revanche.

Partout, les régimes anciens et nouveaux se crispent ; en Égypte, la « révolution » a cessé de s’exprimer et l’emprisonnement et la peine de mort menacent ceux qui ne l’ont pas encore accepté, tout comme claque le fouet des muletiers qui courent quotidiennement tout le long des berges du Nil. La démocratie n’a pas germé ; le dialogue s’est interrompu.

Au Yémen ou en Libye, à la faveur de l’effondrement de l’État central, les antiques pratiques claniques ont ressurgi : pillages, enlèvements, vendetta et brigandage… rendent ces pays plus perméables que jamais aux réseaux djihadistes. Et l’Algérie se déchire dans un imbroglio électoral sans solution.

Le retrait des forces occidentales d’Afghanistan –aux accents de débandade penaude-, dans un contexte électoral à haut risque, laisse, livré à lui-même, un pays morcelé par les chefs de guerre et dévasté par le banditisme, où, là aussi, le salafisme ne manquera pas de réimplanter immédiatement ses bases à vocation internationales…

En Turquie, alors qu’Ankara n’a pas réussi à remplacer Le Caire comme nouveau pivot régional, le courant kémaliste s’inquiète de la dégradation de l’État de droit et s’interroge sur la parade à adopter face aux coups de boutoir successifs et de plus en plus violents de l’AKP.

Au Mali, soustraits au regard indiscret de l’opinion international par les discours triomphalistes de Paris, les djihadistes du Sahara poursuivent une guérilla acharnée qui frappe chaque jour et multiplie les victimes.

Tandis qu’un « printemps irakien » ambigu, aux relents de guerre civile sunno-chiite, est étouffé, dans le plus grand silence médiatique, à coups de canons et sous les chenilles des chars du gouvernement pro-occidental qui, depuis 2003, gouverne plus mal que bien un État tout près de la scission. A Falloujah, on compte les morts par centaines…

Quant à l’Iran, qui, d’une lèvre, souffle le chaud et le froid sur la Syrie et le Liban, de l’autre, elle se rabiboche spectaculairement avec le « Grand Satan » de Washington, renversant les perspectives régionales, au grand dam des faucons de Tel-Aviv.

C’est dans ce contexte général, celui d’une ère nouvelle qui animera pour longtemps les relations internationales et les rapports entre l’Orient et l’Occident, qu’est né le principe de cette publication, dont voici la première édition.

Le Courrier du Maghreb et de l’Orient se distingue de la sphère médiatique, avant tout par la composition de son équipe éditoriale, constituée d’universitaires, spécialistes du Monde arabe qui, d’une part, disposent des clefs d’interprétation nécessaires à la compréhension de ces phénomènes, sociaux, politiques, économiques, culturels, trop rarement abordés avec les outils appropriés, et, d’autre part, sont pour la plupart natifs de plus d’une vingtaine de pays arabes ou périphériques du Monde arabo-musulman, où ils résident en permanence.

Tous les articles publiés dans Le Courrier du Maghreb et de l’Orient sont ainsi le produit d’enquêtes de terrain rigoureuses ; et les informations fournies, souvent inédites, sont recoupées en situation, indépendamment des circuits globalisants, inféodés aux grandes agences de presse, et des pratiques habituelles du recyclage médiatique.

Mais, tout aussi déterminant de son identité, la Rédaction du Courrier du Maghreb et de l’Orient a pour seule ligne éditoriale de promouvoir le pluralisme des points de vue et des analyses et de se garder de toute forme d’autocensure, hélas si commune au monde des médias.

Ce sont là les services que notre équipe propose à ses lecteurs et la promesse à laquelle la Rédaction du Courrier du Maghreb et de l’Orient s’engage à ne jamais déroger.

 

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The 21st century is that of the Arabic world.

This claim, uncontroversial three years ago, has now become reality.

The Arab springs – I consciously write in the plural – have shaken the global order and thrown over numerous foundations, which structured the relations between the Orient and the Occident and were most often built on the principle of economic and/or military domination of the former by the latter.

But these changes and mutations have not always taken the paths, which editors and newsmen had wished for them to take….

Most of all, these changes are more weighty than they even seem today: many observers have analysed the instantaneousness of the current affairs, failing to fully grasp the entirety of the changes due to lacking foresight in their analyses. The changes faced today are changing realities. Moreover, the phenomena are more often interconnected and woven throughout the entire Arabic and Muslim world, ranging from Rabat to Kabul, unable to be spelt out through a western perspective or through deforming prisms and inadequate keys of understanding, miles away from the singular realities of the Maghreb and the Orient.

Once past the media euphoria of the first months of the “Arab Spring”, the time has come for the less optimistic analysts. The civil societies which were supposed to capture in their dynamic all the Arabic states and pull them towards a political model similar to the European and North-American democracies, as was imagined by the press columnists, do not exist. On the contrary, the vague democratisation desire some thought to have perceived within the socio-economic depths of the Arabic revolts are at best retreating but, more realistically, are being replaced by Islamism – or more precisely various types of Islamism. The political Islamism, for instance that of the Muslim Brotherhood in Egypt, or of Ennahdha in Tunisia; the Salafi Islamism, whose vivacity has spread throughout Syria, Libya, Algeria and also Jordan, engraining itself mostly in Yemen and not sparing Tunis or Cairo, reaching as far as Mali and frightening the Saudi and Qatari monarchies, although they had supported it with their oil dollars.

In the light of such sudden and brutal emergence of these phenomena, the Occident, stunned and disoriented, is looking for points of contact.

But the political tendencies opposing the Islamists are not democratic either. The military coup in Egypt masterfully displayed the reality. Even in Tunisia, where a provisory Parliament, behind appearances and media enthusiasm, gave itself a new constitution, ambiguously phrased with grey areas leaving the door open for dangerously free interpretations, as well as for the probable return of the forces of the past – those of the dictatorship – awaiting revenge.

Everywhere the old and new regimes are tensing; in Egypt the revolution stopped to express itself and imprisonment, as well as capital punishment, threaten those who have not yet accepted it – like beaters whipping their animals along the banks of the Nile. Democracy did not flourish; the dialogue has been interrupted.

In Yemen or in Libya ancient clan practices have succeeded the crumbling of the central government: pillage, abductions, vendettas and raiding … make these countries more permeable than ever to jihadist networks. Algeria is tearing itself apart in an electoral imbroglio without issue.

The retreat of Western forces from Afghanistan – in other words a meek stampede – leaves the country, in the context of a high-risk electorate, at its own mercy. The country is dissected by warlords and devastated by bandits and also here Salafism will not refrain from immediately establishing bases with international vocation…

Whilst Ankara did not manage to replace Cairo as new regional pivot point, Turkey’s Kemalist movement is worrying about the degradation of the state of law, the AKP’s increasingly violent and daring actions and how to return the gaze. In Mali the Saharan jihadists pursue their bloody guerrilla warfare making more victims every day – mostly unspoken of and below the radar of international consciousness, sedated by triumphant speeches from Paris.

An ambiguous « Iraqi spring », tainted with the odour of the Sunni-Shi’ite civil war, is being smothered by the government with gunshots and the weight of tanks in the greatest media silence. Nonetheless, the pro-Western government controls, lesser and lesser, a state falling apart. In Fallujah, bodies are being counted in the hundreds …

Iran breathes hot and cold over Syria and the Lebanon and at the same time spectacularly patches things up with the « Great Satan » of Washington, blowing over regional perspectives, much to the annoyance of Tel-Aviv’s hawks.

This new era, which will drive international relations and the ties between the Orient and the Occident for a long time, provides the context from which is born the principle of this publication – of which this is the first edition.

The Maghreb and Orient Courier distinguishes itself from the media sphere above all through its editorial team gathering together academics and specialists of the Arabic world. The editorial team possesses the tools for interpretation that are necessary for the understanding of these social, political, economic and cultural phenomena. Too rarely are these subjects approached with sufficient know-how and acquaintance with the topic – something the editorial team can provide for, given the contributor’s origins from and permanent residence in more than twenty countries of the Arabic and Muslim world and its periphery.

All articles published in The Maghreb and Orient Courier are results of rigorous on-site research; the supplied information, often unpublished and novel, is tallied with the situation, independent of globalised circuits of information and is not recycled news, which the big press agencies distribute.

A further determining characteristic of The Maghreb and Orient Courier is the one and only editorial line: the promotion of plural points of view and analyses. The editorial team withholds itself from any form of self-censorship, which is sadly so common in the world of the media.

Those are the services, which The Maghreb and Orient Courier proposes to its readers and the promise, which its editorial team vows never to renege.

 

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الافتتاحية 

  “القرن الواحد و العشرون هو قرن العالم العربي”

فهذا مما لا شك فيه وقد تأكد ذلك منذ ثلاثة أعوام. “الأربعة العربية” و أؤكد على صيغة الجمع، قد هزت النظام العالمي و أطاحت ببعض الأسس التي كانت تهيكل العلاقات بين الشرق و الغرب و التي كانت مبنية على مبدأ هيمنة الغرب على الشرق اقتصادياً و/أو عسكرياً.

و لكن هذه التغييرات المفاجئة لم تأخذ المسار الذي حلم به الكتاب الصحفيين، فهي أكبر مما يتهيأ لنا حتى يومنا هذا : فالكثير من المراقبين للحدث الآني لم يتخذوا بعد الإجراءات اللازمة لأنهم يواجهون تغييرات ما زالت في طور التكوين و نتيجة تغيب إمكانية الاستكشاف لديهم و لان هذه الظواهر في اغلب الأحيان تتشابك و تُنسج في العالم العربي و الاسلامي من الرباط إلى كابول. فليس من الممكن إيجاد حلول لهذه الظواهر من منطلق غربي و وسطي و في ظل قراءة تحليلية لا تتلاءم مع الواقع الخاص فقط بالمغرب العربي و الشرق الأوسط.

فبعد ان تجاوزنا مرحلة الغبطة الإعلامية التي تلت الربيع العربي في أشهره الاولى فقد اصبح الان بإمكاننا أن ندلي بتحليلات أقل تفاؤلا : فالمجتمعات المدنية التي تخيلها الصحفيون، و التي كان من شأنها و هي في طور تطورها أن تجر وراءها كافة الدول العربية للقدم نحو نموذج سياسي على غرار النظم الديمقراطية في أوربا و الولايات المتحدة الامريكية، ليست موجودة… على العكس تماماً، فطموحات “الدمقرطة” التي ظن البعض كشفها من خلال الدوافع الاجتماعية و الاقتصادية العميقة للثورات العربية تتأرجع بين مسارين إما نوع من التراجع للوراء أو حالة إبطال من قبل التيارات الاسلامية المتشددة و هذا ما يشير إليه الواقع و بشكل خارج عن السيطرة : فهي تواجه إما الاسلام السياسي الذي يتجسد مع الاخوان المسلمين في مصر أو حزب النهضة في تونس على سبيل المثال ؛ أو الاسلام السلفي الذي امتدت جذوره و تغلغلت بالخفاء في سوريا و ليبيا و الجزائر و حتى الأردن لتمتد لليمن بشكل خاص، طائلة تونس و القاهرة أيضاً و صلا إلى المالي محدثة بعض المخاوف لدى المملكة العربية السعودية و قطر رغم أنهما كانتا الداعمتين الأساسيتين لهذا التيار ممدة إياه بالدعم المادي من بترول و غاز و دولارات.

امام هذا النشوء المفاجئ و العنيف لمثل هذه الظواهر فإن الغرب بات مستغرباً و مضطرباً يبحث عن محاورين.

و لكن الاتجاهات المعارضة لهذه التيارات الاسلامية ليست بالديمقراطية هي الاخرى. فالانقلاب العسكري في مصر خير مثال على هذا الواقع ؛ و كذلك الحال في تونس أيضاً، فالبرلمان التونسي المؤقت قد اتفق على أعداد دستور جديد، ولكن خلف الحماس الإعلامي المتسامح، يتخفى نص يحمل الكثير من الثغرات و النقاط الغامضة مما يجعل الباب مفتوحا امام التفسيرات الخانقة للحريات بشكل خطر كما انها تفسح المجال للعودة المحتملة للقوى القديمة التي تنتظر ساعة الانتقام.

ففي كل هذه الدول هناك حالة من التوتر ما بين الأنظمة القديمة و الحديثة ؛ ففي مصر الثورة توقفت عن التعبير حتى وطأة الأحكام بالسجن و الإعدام التي باتت تهدد كل من يعارض الانقلاب. فالديمقراطية لم تنبت و انقطع الحوار.

اما في اليمن و ليبيا فبعد انهيار الدولة المركزية، فإن الممارسات القبلية القديمة من نهب و خطف و ثأر و سرقة عادت تطفو على السطح جاعلة هذه البلدان عرضة للشبكات الجهادية اكثر من اي وقت مضى. و الجزائر أصبح ممزق ضمن وضع انتخابي معقد دون حل.

اما انسحاب القوات الغربية من أفغانستان – الآخذة طابع الفرار الجماعي الخجول – متزامنا مع عملية انتخابية عالية المخاطر، يترك هذا البلد بدون عون مجزأ بين أمراء الحرب و مدمر من قبل اللصوص مما يتيح الفرصة للتيار السلفي بغرس قواعده ذات التوجه الدولي هنا و على الفور.

و في تركيا بينما أخفقت أنقرة في أن تكون المحور الجديد للمنطقة بدلا من القاهرة فإن التيار الكمالي يبدي تخوفه من تراجع دولة القانون و يتساءل بشأن الموكب الذي يجب أن يتبناه أمام الضربات المتتالية و متزايدة العنف و الموجهة من قبل حزب العدالة و التنمية.

و بما يخص المالي  و البعيد عن أعين المتطفلين من الرأي العم الدولي بسبب الخطابات الانتصارية التي تدلي بها باريس فإن الجهاديين يواصلون حرب العصابات في الصحراء مخلفين أعداد كبيرة من ضحايا بشكل يومي.

و في ظل كل هذه الأحداث فقد تم خنق “الربيع العراقي” الغامض الذي ظهرت فيه تلميحات إلى حرب طائفية بين السنة و الشيعة و كل ذلك ضمن صمت إعلامي و تحت وطأة مدافع و دبابات نظام موالي للغرب يحكم بشكل سيء منذ توليه السلطة في عام ٢٠٠٣ بلد على وشك الانشقاق. ففي الفلوجة الضحايا تحصى بالمئات…

و بالنسبة لإيران و التي تتحكم بمصير سوريا و لبنان بكلمة واحدة من طرف لسانها فهي تعيش حالة مصالحة مذهلة مع “شيطان واشنطن الكبير” مطيحة بالمنظورات الإقليمية مثيرة استياء صقور تل أبيب.

ففي نطاق هذا السياق العام لعصر جديد سيحي و لفترة طولية العلاقات الدولية بشكل عام و علاقات الشرق بالغرب بشكل خاص، ولدت فكرة هذا المنشورة بعددها الاول هذا.

فبريد المغرب العربي و الشرق الأوسط يتميز من جهة عن الميدان الإعلامي قبل كل شيء بكونه يضم فريق تحرير يتألف من أكاديميين متخصصين بقضايا الوطن العربي بحوزتهم مفاتيح التفسير اللازمة لفهم مثل هذه الظواهر الاجتماعية و السياسية و الاقتصادية و الثقافية التي قلما تستخدم الأدوات الملائمة لطرحها، و من جهة أخرى فإن أكثر أعضاء فريق العمل هم من مواليد تلك البلدان العربية أو البلدان المجاورة للعالم العربي و الاسلامي حيث هم مقيمون بصفة دائمة.

و بذلك كل المقالات المنشورة من قبل بريد المغرب العربي و الشرق الأوسط هي نتاج تحقيق ميداني صارم و شديد الدقة لذلك فأغلب الأخبار المنشورة تكون حصرية و مؤكدة و بعيدة عن دوائر العولمة المتشيعة لوكالات الأنباء الكبرى، كما انها لا تعتمد مبدأ اعادة التدوير الإعلامي المتبع عادة.

كما ان لجنة تحرير بريد المغرب العربي و الشرق الأوسط لم تعتمد إلا خط تحريري واحد قائم على مبدأ تعزيز التعددية في الآراء و التحليلات كما انها اختارت الامتناع عن اي شكل من أشكال الرقابة الشائعة للأسف في العالم الإعلامي، و ذلك من ضمن الأسس التي تحدد هوية هذه المنشورة.

فنحن بذلك قمنا بعرض الخدمات التي أقر فريق العمل تقديمها لقارئيه و الوعد الذي تعهدت  لجنة تحرير بريد المغرب العربي و الشرق الأوسط بعدم المساس به ابداً.

 

 

 

 

 

  
        
   
 
 
 
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Par Pierre PICCININ da PRATA
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Syrie - Deux reporters de guerre témoignent

(L'Histoire en marche, Radio Algérie/Chaîne3 - 24 avril 2014)

 
Pierre Piccinin da Prata et Jonathan Alpeyrie ont tous deux couvert le conflit syrien. Ils ont tous deux été enlevés, détenus comme otages et libérés contre rançon.

Témoignages...   
 
 
 
 
 
L'évolution de la question palestinienne, les raisons de l'instabilité du Proche-Orient, les fondements de la politique américaine dans la région... Meriem Abdou passe en revue les dossiers chauds de l'actualité internationale. Des témoins, des événements, des personnalités politiques de premier plan et des spécialistes des relations internationales se relaient pour apporter leur éclairage.
 
 
Radio Algérie - L'Histoire en marche
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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Par Pierre PICCININ da PRATA
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