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Pierre PICCININ da PRATA

Historien - Politologue

 

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Les "printemps arabes" - VIDEO

Un tour d'horizon complet et critique des "printemps arabes", depuis décembre 2010 jusqu'à aujourd'hui (conférence filmée).

 

PPdP et le Printemps arabe

Les "Printemps arabes"

 

Les erreurs des médias, un résumé des révoltes et révolutions arabes, les clefs d'interprétation des conflits, l'islamisme, les conséquences pour l'Europe...

Actualité - Ukraine

UKRAINE - Mais que s'est-il passé !?


Ukraine-insurrection-FDC-550x366Depuis que l’opposition au président Iakounovitch a pris le pouvoir, ce samedi 22 février, les médias européens titrent sur la victoire de la démocratie. En revanche, la presse russe qualifie les événements de coup d’État, qui a renversé un gouvernement légitime et un président démocratiquement élu. Alors, que s’est-il précisément passé en Ukraine ? Comment, en deux jours, l’équipe du président Viktor Ianoukovitch, qui apparaissait inébranlable, a-t-elle été si brusquement éjectée du pouvoir ? Lire la suite...  

Actualité - Syrie

GRAND REPORTAGE :
ODYSSEE AU PAYS DE SATAN
 
Wellcome to Syria - Copyright Pierre Piccinin da Prata - CoLe 6 avril, Domenico et moi avons traversé la frontière libano-syrienne, pour gagner la ville de Yabrud, à septante kilomètres au nord de Damas, une zone contrôlée par l'Armée syrienne libre (ASL). J'ai beaucoup d'amis, dans l’ASL, qui nous ont aidés à organiser ce qui devait être mon huitième séjour d’observation au cœur de la révolution. Après avoir été arrêté et torturé à Homs, par les services secrets du régime, en mai 2012, j’ai en effet reçu l’appui des combattants de la rébellion. Domenico, quant à lui, n’en était pas non plus à son premier voyage sur le terrain : il m’avait accompagné, déjà, lors de mes quatre dernières expéditions. Cette fois, notre objectif était de nous rendre dans la banlieue de Damas... Lire la suite...   

Actualité - Syrie

ISLAMISMES et BANDITISME

L'involution de la révolution syrienne  
 
Syrie - Djihad - Alep

Encore trop souvent simplifiée à outrance par des commentateurs très éloignés des événements et présentée comme la révolte d’un peuple uni contre un féroce dictateur, la révolution syrienne, au regard de ceux qui l’ont accompagnée de mois en mois et observée sur le terrain, n’est pas le phénomène statique qu’évoquent généralement les médias. Tout au contraire, le conflit syrien a connu plusieurs phases très distinctes et une évolution rapide qui a surpris et déconcerté, par sa vélocité et la diversité des protagonistes qui se sont invités sur le théâtre, même les experts les plus avertis. Enlevé dans la ville d’al-Qousseyr (Homs), le 8 avril 2013, alors que j’effectuais un huitième voyage d’observation en Syrie depuis le début de la révolution, je suis resté deux mois prisonnier de bandits qui agissaient sous l’étiquette de l’islamisme et, trois autres mois durant, des islamistes « modérés » des Brigades al-Farouk. Lire la suite...

Actualité - Mali

GRAND REPORTAGE : L'ILLUSION MALIENNE 

 

MALI 2968- Copyright Pierre Piccinin da PrataLe Mali n’est ni libéré ni pacifié. Et la contre-offensive islamiste pourrait survenir là où l’armée française ne l’y attend pas. En outre, les « exactions » de l’armée malienne se multiplient envers les communautés arabe et touarègue, dans l’indifférence affichée des forces d’intervention françaises. Partis de Bamako, la capitale, nous avons traversé le pays du sud au nord, à la découverte d’une opération militaire française qui, au terme de nos investigations, apparaît sous un jour très peu flatteur et particulièrement dramatique pour un peuple d’Afrique que la volatilité des médias abandonnera très rapidement à l’oubli des opinions publiques occidentales…. Lire la suite...

Conférences

(Organiser une conférence avec Pierre PICCININ)


- De Téhéran à Téhéran
(la politique étrangère des Etats-Unis d'Amérique au Moyen-Orient).

- Le "Printemps arabe", une illusion d'optique.

- Syrie, la révolution orpheline.

- Israël et le projet sioniste en Palestine, de Theodor Herzl à nos jours.

- Histoire d'une république islamique :  l'Iran, de 1979 à nos jours.

- Yougoslavie :  disparition annoncée d'un Etat.

- Benoît XVI et l'Église, entre tradition et progrès.

 

Résumé des conférences : 

Moyen-Orient - Israël / Palestine - Yougoslavie

Benoît XVI et l'Église

Entretiens Radio - TV

 

L'État islamique (Syrie - Irak)
Voice of America - Washington Forum
(28 août 2014)
                            
Otages en Syrie
L'Histoire en marche - Radio Algérie
(24 avril 2014)
                           

La Tunisie selon Moncef Marzouki

(RTBF - La Première - 2 mars 2014)

 

France Inter (26 janvier 2014)

"En Syrie, il y a plusieurs oppositions antagonistes"

 

 

Question à Hala Kodmani

Le Bar de l'Europe

TV5 Monde - Rtbf-La Trois

(26 janvier 2014)

"Le djihadisme a submergé la révolution syrienne..."

 

       

France Culture (24 janvier 2014)

"La startégie de la faim..."

                         
France Culture (24 décembre 2013)
Syrie: "Un nouveau tournant dans le conflit syrien : le régime reprend la main..."
 
  Témoignage de Pierre Piccinin da Prata
Commission d'enquête de l'ONU sur les crimes de guerre en Syrie
(Genève, 24 septembre 2013)

BBC (20 septembre 2013)
 Pierre Piccinin da Prata libéré de Syrie
Controverse (RTL-TVI, 15 septembre 2013)

KRO (septembre 2013)

 Syrië - Brandpunt - Gevangen in chaos

 

RTBF - Face à l'Info (9 septembre 2013)
Pierre Piccinin da Prata
libéré après cinq mois, otage en Syrie

 

RTBF1 (31 mars 2013)
Syrie: "Djihadistes... Pas d'accord!"
                
Radio Canada (14 mars 2013)
Mali : "L'épuration ethnique"
                                          
 
 

Titres parus

Couverture Le Pays du Mal - L'Harmattan

 

Couverture Tunisie du triomphe au naufrage

 

 

Couverture Il Paese del Male

 

Avec les combattants en Syrie

 

LIVRE - La Bataille d'Alep (couverture recto)

 

Jaquette Documentaire La bataille d'Alep - L'Harmattan - Re

 

Burqa bla bla

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The Huffington Post

  Logo The New Times     

Rue89  

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AIYSAIYS'

American Institute for Yemeni Studies

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Les Cahiers de l'Orient

 

  

 

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Dossiers de presse on-line

Irak – Reportage exclusif au cœur du Califat de l’État islamique  - Le martyr de Fallujah…
    
(Le Courrier du Maghreb et de l'Orient, Juillet 2014) 
        
Falludjah 2 
        
Au-delà des analyses géopolitiques virtuelles qui résument le conflit irakien à une « guerre par procuration » opposant l’Iran chiite aux monarchies sunnites du Golfe persique, la réalité du terrain se révèle beaucoup plus complexe et nuancée : à Fallujah, la population sunnite se bat pour sa survie sous les bombardements de l’armée irakienne, ordonnés par le gouvernement pro-chiite du premier ministre irakien Nouri al-Maliki ; mais elle lutte aussi pour son indépendance, face aux djihadistes de l’État islamique, qui ont envahi les régions sunnites de l’Irak et y ont proclamé la renaissance du Califat.
 Reportage et analyses exclusifs de notre envoyé spécial à Fallujah, au cœur d’un Irak devenu celui de tous les extrêmes…
        
 
Le troisième martyr de FallujahD’Erbil à Fallujah, une course folle à travers le désert irakien
J’avais rencontré Ahmad en prison. Ahmad, c’est mon guide, ici, à Fallujah.
C’est à Damas que je l’ai connu, en mai 2012, à Bab al-Moussala, un centre d’incarcération du régime de Bashar al-Assad.
Pour une raison jamais élucidée, j’avais été arrêté par un des nombreux services secrets syriens, alors que je réalisais un reportage pour le magazine Afrique-Asie sur la rébellion armée qui commençait à se répandre dans le pays. Torturé et passé à l’électricité dans leur centre de Homs, j’avais ensuite été transféré dans plusieurs cachots, avant d’échouer dans un sous-sol de Bab al-Moussala.
J’y étais arrivé assez mal en point, blessé. Ahmad, qui avait un certain ascendant sur les autres prisonniers, m’avait immédiatement pris en charge : les gars ont fait chauffer de l’eau, m’ont aidé à me laver, m’ont donné à manger et m’ont soigné, avec ce qu’ils avaient.
Une semaine plus tard, je réussissais à signaler ma position grâce au téléphone portable dégoté par un de mes codétenus, un Palestinien, et le Consul de Belgique me sortait enfin de ce trou à rats.
Je laissais Ahmad derrière moi, et tous les autres… J’ai bien essayé de demander le concours de la Commission des Droits de l’Homme de l’ONU, pour les aider à mon tour. En vain… Il faut dire que la plupart des fonctionnaires onusiens, en Syrie, sont des employés locaux, presque tous proches du régime et corrompus jusqu’à la moelle ; ils n’interviennent jamais, si les détenus ne savent pas payer de pots de vin…
Quelques mois plus tard, j’ai eu des nouvelles d’Ahmad : il s’en était sorti et avait finalement trouvé refuge à Amman, en Jordanie, où il vit aujourd’hui, partageant son temps entre ses affaires, d’une part, des boutiques d’informatique et une entreprise de construction, dans les Émirats arabes unis, et, d’autre part, sa ville natale, Fallujah.
Ahmad, c’est le fils d’un des principaux notables de la ville ; il y connaît tout le monde et il y  a toutes ses entrées.
Il y a deux ans, nous nous sommes retrouvés à Beyrouth, pour y passer ensemble le nouvel an. Ahmad m’a alors raconté son histoire : en 2003, quand les Américains ont attaqué l’Irak, il est entré dans la résistance. Il a pris la tête d’une petite unité et a commencé à harceler les soldats des États-Unis qui avaient envahi son pays. Plusieurs fois, il a attaqué leurs convois, au bazooka, à la grenade. Il a parfois été blessé.
Il n’a jamais supporté la dictature de Saddam Hussein. Il n’a pas davantage accepté la mainmise de Nouri al-Maliki sur l’Irak, le premier ministre chiite, supporté par Washington et qui s’est progressivement aliéné les Sunnites du pays à cause de sa politique communautariste : minorité favorisée sous Saddam Hussein, les Sunnites, depuis l’invasion américaine, ont fait l’objet de nombreuses mesures vexatoires ; les Chiites, sur lesquels les États-Unis se sont appuyés pour contrôler le pays, ont rapidement pris leur revanche sur le passé.
Plus tard, quand la résistance a été décimée, Ahmad a dû quitter l’Irak. Il y était recherché pour « terrorisme ».
Un terroriste, Ahmad ? Non. Un « résistant », comme il insiste lui-même à le dire. Un Sunnite islamiste ? Un fanatique ? Il n’a rien d’un « fou de Dieu », mon ami Ahmad. C’est vrai que, lors de nos retrouvailles, il a vu d’un assez mauvais œil que je commande une bouteille de vin, pourtant si fameux au Liban… Lui, il ne boit pas d’alcool. Mais, en fin de soirée, il me payait un verre de whisky. C’est un croyant, sincère… et tolérant.
Lorsque, soudainement, l’État islamique d’Irak et du Levant a commencé à se répandre sur la Syrie et dans les régions sunnites irakiennes, Ahmad m’a appelé : « Il faut que tu viennes voir ce qui se passe ici ! Le gouvernement bombarde les maisons et tue les gens ! Où sont CNN, la BBC, al-Jazeera !? Il n’y a personne, ici ! »
Je lui ai demandé s’il était certain de pouvoir assurer ma sécurité. « C’est sur ma vie que je te garantis la sécurité », m’a-t-il répondu. « Pas avec mon argent, ni avec les armes des hommes de mon père, mais sur ma vie ! » Je lui ai dit : « D’accord. Je viens. »
Quelques semaines plus tard, j’étais à Erbil, au Kurdistan irakien, dans le nord du pays. Fallujah est plus au sud, au cœur de l’Irak. Mais, dans cette partie-là de l’Irak, les lignes de front du gouvernement de Bagdad sont trop hermétiques pour être franchies. En revanche, les check-points des Peshmergas, les combattants kurdes, laissent passer les véhicules qui vont et viennent, reliant Erbil et Kirkouk aux territoires conquis par Daesh (c’est le nom que l’on donne ici à l’État islamique, d’après son acronyme en arabe), à Mossoul et au reste de l’Irak.
J’avais rendez-vous avec Ahmad à Kirkouk. Il m’y attendait à l’heure convenue, dans un véhicule tout terrain blanc, accompagné de deux hommes de sa tribu. « Pas d’armes ? » « Les Peshmerga ne nous laissent pas entrer au Kurdisatn avec des armes, Pierre ; déjà, ils n’aiment pas les Arabes, alors… Une autre voiture nous attend de l’autre côté, avec des hommes de mon père. Et des armes. »
Il fait très chaud. L’Irak est probablement le pays arabe le plus chaud que j’aie parcouru ; sauf, peut-être, la haute Égypte… Les muezzins ont à peine achevé de chanter l’appel à la prière de la mi-journée. Il faudra cinq heures de pistes pour gagner Fallujah. Cinq heures de désert. Nous y serons dans la soirée. Inutile de voyager de nuit ; ce serait suspect. Cette nuit, je pourrai rencontrer les habitants de Fallujah. Demain, une prudente sortie dans la ville. Puis, retour au Kurdistan.
« Incha’Allah », précise tout de même Ahmad… Mais, avec lui, je n’ai aucune crainte : c’est un vrai Musulman ; s’il m’a promis que je reviendrais vivant, c’est que rien ne m’arrivera de dommageable. Il ne me fera courir aucun risque inutile et tout se passera bien.
Nous ne devons pas perdre de temps et prenons la direction du sud. De Kirkouk, seulement 300 kilomètres nous séparent de Fallujah. Mais il faut traverser des territoires contrôlés par les djihadistes de l’État islamique, tout en évitant les check-points de l’armée irakienne. Nous bifurquons d’abord légèrement vers l’est, vers la frontière iranienne, pour rouler le plus longtemps possible dans la zone encore contrôlée par les Kurdes. Mais, à la hauteur de Tikrit, il faut virer vers l’ouest et franchir la frontière du Califat. Plus au sud, en effet, ce sont la région de Bagdad et les lignes des forces gouvernementales, qui ne nous laisseraient pas passer en zone contrôlée par l’EI.
À présent, le tout-terrain file à vive allure sur la piste de sable et de roches qui coure à travers le désert. Je dois me dissimuler au mieux : mes traits sont trop européens ; impossible de passer inaperçu dans le paysage. Ahmad me coiffe d’un élégant keffieh vert et noir (le vert, c’est la couleur du Prophète Mahomet), dont il arrange les pans pour me cacher le visage. C’est habituel, ici ; ça protège du soleil et de la poussière de la route, et Ahmad et ses hommes sont affublés de même. « Maintenant, tu es un vrai Irakien ! », me lance-t-il en souriant de toutes ses dents d’un blanc intense. Ahmad est beau, le visage sec, le nez fin ; il est fier d’être arabe et il a raison de l’être.
Le risque, à présent, c’est de tomber sur une patrouille de djihadistes, un commando isolé, qui nous prendraient en charge dans l’un de leurs superbes pick-up flambant neuf.
Par contre, les Daesh ne possèdent aucune aviation : le vaste désert irakien est donc très poreux ; ce n’est pas comme en Syrie, où les chemins secondaires que j’ai empruntés en compagnie des rebelles sont régulièrement survolés par l’aviation gouvernementale et où un hélicoptère de combat peut surgir à tout moment.
Nous progressons entre Tikrit et Baiji, qui se trouve plus au nord. Un des hommes d’Ahmad connaît un pont, où franchir le fleuve Tigre ; un pont qui n’est pas gardé par Daesh. L’armée irakienne mène en ce moment une offensive entre Tikrit et Samarra, ville située plus au sud, offensive qui nous empêche de prolonger encore notre route en territoire kurde, ce qui aurait pourtant raccourci notre parcours dans le Califat, et donc limité les risques.
Le Kurdistan est maintenant derrière nous…
 
Le Kurdistan (bientôt) indépendant : la « petite Suisse du Moyen-Orient » 
Au Kurdistan, relativement épargné par l’État islamique, le front est interdit aux journalistes, qui traînent dans les hôtels de luxe d’Erbil, accrochés aux climatiseurs ; dehors, il fait 43°C à l’ombre…
Mais j’ai un atout dans ma manche, un ami de notre correspondant à Erbil : Barzan. Il connaît tous les chefs militaires kurdes. Pour nous, les check-points sont ouverts. Cela ne m’a pas coûté cher : Barzan ne m’a pas demandé d’argent ; il voulait seulement le maillot officiel de l’équipe de France… Et j’en ai trouvé un in extremis, dans la « duty free zone » de l’aéroport de Bruxelles… Le « foot » est décidément la nouvelle religion mondiale.
C’est un front diffus, mal défendu. Voilà peut-être la raison pour laquelle les journalistes n’ont pas l’autorisation de s’y rendre. Les Peshmergas, les célèbres combattants de la résistance kurde à toutes les oppressions, sont de redoutables guerriers. Mais, sans matériel lourd, ces fiers soldats, habitués à se battre dans les montagnes, ne pourront pas grand-chose si l’État islamique décidait de s’attaquer au Kurdistan, dans les plaines de la région de l’antique Ninive. Les Peshmergas sont en outre fort peu nombreux. Lire la suite...
 
 
 
 
     
Lien(s) utile(s) : Le Courrier du Maghreb et de l'Orient  
 

  
        
   
 
 
 
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Par Pierre PICCININ da PRATA
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Syria - Inside Syria… Three years later:Tal-Biseh (Homs)

    
(The Maghreb and Orient Courier, July 2014) 
        
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A journey into war, inside a country economically and socially destroyed, where those who demanded democracy now fight,not only against the dictatorship of Bashar al-Assad,but also against hundreds of fanatic Islamist groups...

For Pierre Piccinin da Prata, reporter for The Maghreb and Orient Courier, it is a return to the land, where he spent five monthsas a hostage of the al-Farouk Brigades, one of the numerous jihadist groups fighting in Syria. It is a new courageous departure, to againmeet the revolution’s first militants, which he followed in 2011on the misadventure of the Syrian spring.

The first reportage of a series that will bring us deep... inside Syria.    

 

SYRIE--Alep----Juillet-et-aout-2012 0104.AVI.Still002A devastated land, deserted by the Western media, too risky for journalists who are targetsfor the bands of brigands who, under the uniform of rebellion, plunder and ransom people already bled by war but also prey forjihadist factions, sometimes rivals, who seized the land and confiscated the revolution,which the citizens organized through theFree Syrian Army...

A box with a lid, barelyopened by some daring reporters, but suddenly closed again, one day, in the increasingindifference of the worldwide public opinion on Syria, which has almost disappeared entirely from television screens.

It took me several months, almost a year, before I returned to the perilous paths of the Syrian fields.

With the help of friends, those from the very beginnings of civil insurrection, I managed to enter Syria via circuitous routes, which are necessary to guarantee safety as much as possible, limiting the danger and risk of being spotted on such a short journey into this war-ridden country. None details about the road to enter Syria. Nothing about people who helped me. Not even about the dates of my journey... I have to keep silent.

It once again engulfed me, making me realise the extent of terror and unimaginable realities and stories that I am covering for The Maghreb and Orient Courier.

Why do I go back? Because it is improper to speak of suffering without having lived with those who endure it; because realities on the ground can only be known through experience and cannot be invented, nor developed in the comfort and safety of a newsroom.

Back in Syria, pursuing the trails of the actors of the democratic revolution; those people I had met in 2011 were enthusiasticand confident that victory was at hand.

I returned to the governorate of Homs a few months after the fall of the city in May. Thisshort journey revealed a perplexing reality.

I found Ammar, twenty-eight years old, studying computer science.

May 17, 2012, I left Damascus very early, by car. I went to Homs to film the largely destroyed rebel neighbourhoods. A few kilometres north of Homs, whilst I followed theroad to Hama, I saw a small town along the highway. Partly surrounded by the regular army; already ruined by artillery fire plan. I bypassed the checkpoints; I entered Tal-Biseh. The rebels stopped my car and welcomed me with open arms. There, I met Ammar for the first time.

Three years later, a touching reunion ... and a face to face conversation without illusions... Read more...

 

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Par Pierre PICCININ da PRATA
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Monde arabe - Les « affaires » arabes n’excitent plus le voyeurisme de l’opinion...

    
(Le Courrier du Maghreb et de l'Orient, Juillet 2014) 
        
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Les « affaires » arabes n’excitent plus le voyeurisme de l’opinion, ni n’en aiguisent désormais les fantasmes comme naguère. La passion s’est éteinte ; le public international s’est habitué à la surenchère qui ravage l’Orient…

Mais ce désintérêt manifestement désabusé ne s’explique pas seulement par l’actualité footballistique dominante, qui mobilise l’attention de bandes d'imbéciles inconscients se trémoussant frénétiquement à la sortie des stades ou, pour les plus courageux, dans leur salon, le cornet de pop-corn sur les genoux et une mousse à la main. Tout ça parce que onze types en culotte courte -qui s'en mettent plein les poches pour pousser la baballe- ont remporté un « match », dans un pays, le Brésil, où des centaines de milliers de miséreux manifestent chaque jour contre ce scandale financier et social qu'on qualifie ainsi : le « Mundial ». Ces tarés, les « supporters », qui ignorent tout, apparemment, des inégalités effarantes qui structurent la vie socio-économique brésilienne, s'imbibent de bière et se couvrent de vomis, dans une joie simple et hébétée…

Mais, non, le « Mundial » n’explique pas tout…

Il s’agirait plutôt d’une forme de déception ou, plus encore, de lassitude (comme après avoir trop mangé de chocolat on lui préfère les fraises), symptôme d’un ennui profond, provoqué par la routine totalitariste et « corruptiviste » à laquelle sont retournés les peuples du Printemps.

Pendant ce temps et toute cette énergie dépensés en rigolade, la guerre civile fait rage en Irak -c’est à peine si les mass médias y font écho- et, mine de rien, la région subit une refonte géopolitique aussi discrète que sensible, l’Iran et les États-Unis d’Amérique s’accordant enfin sur la partition d’une danse macabre, orchestre improvisé face à la surprise provoquée par une insurrection islamiste débridée en mode « tache d’huile » et dans lequel résonne en grosse-caisse le silence attentiste d’Israël. Lire la suite...

 

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The Arab « business » does not excite the opinion voyeurism anymore. Nor does it sharpen fantasies any more. Passion is gone; the international public is henceforth used to the overstatement, which ravages the Orient …

But this disinterest cannot only be explained by the current football-dominated media, which mobilises the attention of hordes of imbeciles, unconsciously wiggling about at the stadium’s exits. The bravest sit in their living rooms, popcorn in reach and a pint in their hand. All this because eleven guys in short pants – laughing all the way to the bank for kicking a ball – have won a “match” in a country, Brazil, in which hundreds of thousands of miserable protest every day against this financial and social scandal – nicknamed the “Mundial”. Thesecretins, the supporters, who apparently ignore everything about the alarming social inequalities structuring economic life in Brazil, become saturated with beer and cover themselves in vomit, in a simple and blank joy…

No, the “Mundial” does not explain everything … It would rather be a form of deception or even weariness (like after eating too much chocolate preferring strawberries), a symptom of a deep boredom caused by the totalitarian and “corruptivist” routine to which the people of the Spring have returned.

Simultaneously to all this energy being spent on leisure, civil war is raging in Iraq – the mass media barely even mention it – and casually the whole region is going through a geopolitical remoulding, as discrete as it is sensitive. Iran and the USA finally agree on the partition of a macabre dance; an improvised orchestra inview of the surprising rise in Islamist insurrections – oil stains – accompanied by the great resounding of Israel’s wait-and-see silence. Read more...

 

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  "الشؤون" العربية لم تعد تثير المتلصصين و لم تعد تشحذ الاستيهام كسابق عهدها. انعدم الشغف، فرأي العام الدولي اعتاد على المزايدات التي باتت تنهش المشرق.

 

و لكن عدم الاكتراث هذا ليس فقط نتيجة مباريات كأس و الاخبار الرياضية لتي أصبحت الشغل الشاغل لمجموعات من الحمقى الذين ليس لديهم أدنى وعي و الذين يهزهزون بجنون عند خروجهم من الملاعب أو أمام شاشتهم في حضنهم طبق من الفشار أو البوشار و في يديهم زجاجة البيرة و كل ذلك لفوز فريق يتكون من احدى عشر لاعباً مرتديين السراويل القصيرة و يجرون وراء كرة تجعلهم يجنون الكثير من الأرباح. بينما البلد الذي تقام به بطولة العالم لكرة القدم هذه، و هو البرازيل يعاني من تفشي الفقر و البؤس الذي يدفع الآلاف للتظاهر ضد هذه الفضيحة المالية و الاجتماعية و التي تدعى "المونديال". فهؤلاء العاهات "المشجعون" كما يبدو يجهلون تماما عدم المساواة الاجتماعية المروعة و التي تشكل الحياة الاقتصادية في البرازيل كل ما يهمهم فهو شرب البيرة و من القيء بأجواء من الفرح البليد...

 

المبرر لهذه اللامبالاة ليست فقط أجواء "المونديال".,, و إنما نتيجة نوع من الإحباط أو بالأحرى الضجر (فمن يكثر من أكل الشوكولاته بالنهاية يفضل الفراولة عليها) و يعتبر ذلك من أعراض الملل العميق الناجم عن الروتين الشمولية و الفساد الأخلاقي التي باتت عرضة له شعوب الربيع العربي.

 

بينما تهدر تلك الطاقات عبثاً فإن الحرب الأهلية جاشت في العراق لا تكاد تجد لها صدى في الإعلام حين أن المنطقة تعاد هيكلتها جغرافيا و سياسيا و كل ذلك بتكتم و حساسية. و أخيرا فقط اتفقتا ايران و الولايات المتحدة الامريكية على توليفة الرقصة المروعة، جوقة مرتجلة نتيجة المفاجأة الناجمة عن تمرد الاسلاميين مطلق العنان "كبقعة الزيت"  (التي تتمدد على سطح الماء) و في ظل ذلك يبدو واضحا أن هناك صمت انتهازي من قبل اسرائيل.

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Par Pierre PICCININ da PRATA
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Syria - Interview with the Jihadist who held me hostage for five months…

    
(The Maghreb and Orient Courier, June 2014) 
        
Piccinin da Prata libéré à Rome

Interviewed by Pierre PICCININ da PRATA

 

On the 6th of April 2013, Pierre Piccinin da Prata entered Syria for the eighth time since the beginning of the troubles, as reporter for The New Times, followed by Domenico Quirico, an Italian journalist of La Stampa.

Two days after he crossed the Syrian border, on the 8th of April, he was kidnapped in the city of al-Qusayr by an Islamist group - the Abou Omar brigade - linked to the “moderate” jihadist organization named “al-Farouk”.

Pierre Piccinin da Prata spent five months in Syria as a hostage. Two months kept in al-Qusayr, under siege by the Syrian army and Hezbollah’s forces; three other months, hidden by the jihadists across all Syria. He was freed on the 9th of September 2013.

One year after his misadventure, he succeeded in finding one of the jihadists who caught him. Face to face, he met him, injured and exhausted, in a dirty room, at the Lebanese border…    

 
   
Alaa 1Pierre Piccinin da PrataVery strange to meet you again… How are you, now? Did you go back to al-Qusayr?

 

JihadistStrange? Why? We are friends, now… I was injured. I didn’t go back to al-Qusayr. It is not possible to go back to my village. Hezbollah and the army are everywhere. It is under control of the Syrian regime. And, like you see, I’m wounded; I have to rest in Lebanon before I continue to fight this regime…

 

PPdP – Where is your katiba (brigade)? Are you still fighting with your friends?

 

JihadistNo, no… I left them… Some problems… I left them after the withdrawal of al-Qusayr, one month after… Now, I’m fighting with another Islamic katiba… Katiba al-Bashar al-Nasser. It means “Hope of Victory”. They are from al-Qusayr, but, now, they fight near Aleppo. When I will be better, I will join them again.

 

PPdP – What do you mean by “problems with them” ?

 

JihadistThey don’t have any strategy in their war against the regime. They just fight for themselves... Sometimes, they… they didn’t dedicate their time only to our goal, to fight the regime… It was not correct. And they didn’t really respect the rules of Islam. They have bad behaviour. So…

 

PPdP – Do you mean that they are like “bandits”? Did they loot the civilian population?

 

JihadistNo, no… but… Some problems like that, yes...

 

And because of your kidnapping… And the kidnapping of your friend… I forgot his name…

 

PPdP – Domenico.

 

JihadistYes, Domenico... I didn’t agree when you were not liberated after we succeeded in leaving al-Qusayr. I know that you were kept as hostages three months again after we crossed the lines of the regime. At the end of the siege of al-Qusayr, Abou Omar promised you your freedom… That was not correct… Because of many reasons, I left them…

 

I have a question: you, and Domenico… When you turned back to Europe, you said that the opposition used chemical weapons… I read that on the Internet. Did you write that? Is it true?

 

PPdP – Yes, I did. We learned some facts, during the three months we stayed in Syria after the siege of al-Qusayr. We have evidence that the chemical attack on the suburbs of al-Gouta, on the 21th of August 2013, was not decided by the Syrian government, but was organized by a group of rebels, to provoke an intervention of the International community.

 

JihadistNo, no! The opposition, the Free Syrian Army, doesn’t have chemical weapons!

 

PPdP – Not the Free Syrian Army. I keep good contacts with FSA; I have many friends in the FSA and I continue to support them. But some Islamist groups ; we don’t know exactly whichone. And, following the inquiry of an American journalist, Seymour Hersh, it seems that Turkey helped this group in providing Sarin gaz.

 

JihadistI didn’t know. We thought that you wrote that to take revenge on us, because we caught you for money… So… OK… OK.

 

PPdP – Do you want to go back to Syria, to fight again?

 

JihadistYes, yes! Of course, of course! Because we… I mean: the opposition, the fighters… We are right! The Syrian regime is on the wrong side. It is logical that the dictatorship of Bashar al-Assad will collapse. God will never give the victory to them. Sooner or later, it will collapse.

 

But, for the moment, the West, European countries and the United States of America, don’t want that the Syrian people take their freedom from this regime, because the regime of Bashar al-Assad supports and protects Israel. Not directly. But it doesn’t fight Israel any more and doesn’t leave Palestinian fighters cross the Golan border. Do you know that the Golan border is protected by the Syrian army, not against Israelitroops, but to forbid Palestinian refugees in Syria to go to fight against Israel?

 

Imagine if we succeeded in taking power in Syria… What about Israel?

 

PPdP – But the regime’s army is conquering ground: after it won the battle of al-Qusayr, it took Yabroud, all the Lebanese border… and now, Homs, a symbolic place for the revolution…

 

JihadistYes, that’s true. Bashar al-Assad had many victories. Because the Islamic groups and the Free Syrian Army don’t have any efficient support from outside Syria ; and because they don’t have a common strategy.

 

On the contrary, Iran and Russia (and the West, in a certain manner) support al-Assad’s army.

 

But we will get the victory. It is only a question of time…

 

When European countries and the United States of America will stop supporting Bashar al-Assad, we will immediately win. I promise!

 

PPdP – Are the fighters of your new katiba all friends from al-Qusayr? Or did you meet them fighting?

 

JihadistYes, yes! I met them in al-Qusayr.

 

PPdP – How were you injured?

 

JihadistI was in Yabroud, where we left you… al-Assad’s army conquered the place… Do you know it? And I was injured because of bombing… Missiles and rockets… and my legs were crashed. I mean… The bones… It was the 22nd of August 2013… Last year.

 

PPdP – To begin, just one thing that I would like to make very clear: you –and your friends-, when I was your prisoner, you don’t hide that you were working for the al-Farouk brigades.

 

JihadistYes! Yes! It is right…

 

PPdP – I ask you this question, because, after I turned back to Belgium, I denounced al-Farouk, but they contested, saying they didn’t know you and they never knew anything about the katiba Abou Omar.

 

JihadistI don’t know why they told you that, because our group was part of the al-Farouk brigades. Our katiba worked for al-Farouk brigades in al-Qusayr and our leader, Abou Omar, received his orders from al-Farouk.

 

PPdP – As you know, more and more journalists were kidnapped in Syria…

 

JihadistYou mean « arrested »!

 

PPdP – As you want… German, Swedish, French, Spanish journalist and photographers… They were kidnapped after I was caught myself. By Islamist groups. For money. This phenomenon began with us, one year ago… And, now, no more journalists will go to Syria to report on what happens there. Except, perhaps, from the government’s side… So, TVs, in Europe, don’t speak any more about your people. What do you think about that?

 

JihadistYou know, Pierre… Yes…

 

I will tell you my point of view.

 

At the beginning of the Syrian revolution, when we began to fight the regimeseriously, after the elections of 2012, there were journalists inside Syria, to cover the conflict. And activists from the opposition welcomed these journalists. You know it very well. You were in Syria with the Free Syrian Army and also with Islamist fighters. Weren’t you welcomed by them? So.

 

We met with the journalists and we spent time with them; we ate with them; we sat and spoke with them; we answered all their questions and told them everything they wanted, about all subjects. And we gave them a lot of information, to help them to understand the conflict.

 

But, after some months, we had doubts; we noticed some details, and we had evidence that some of these journalists were spies, for the moukabarats [Syrian intelligence services], for the regime, or for western countries. We understood that numerous TV channel sent reporters working for the Syrian regime. It was the case, for example, of many channels from Iran: their journalists were working for Iran, who support al-Assad’s regime. They came inside Syria to get information to help the regime. It was the same for American TV channels, like CNN, who share their information with the Syrian regime, to help them against the opposition.

 

So, the fighters of the opposition arrested many journalists, because they were spies. And the opposition took money for their liberation, instead of executing them, like you and your Italian friend… nobody helps the opposition, and we need money.

 

PPdP – But! Domenico and I, we were not spies!

 

JihadistNo! No! But, look, Pierre… We had doubts and we arrested you, because we thought you were spies.

 

PPdP – But, after you understood that we were not… That we were friends of the revolution… You kept us, nevertheless. During five months! And you asked money for our freedom.

 

JihadistYes… It is right…

 

OK. I tell you…

 

On the other hand, journalists were absolutely not useful for the opposition. Even though they wrote and spoke about the conflict in Syria, the West didn’t do anything to help us. And the situation is that we need money to buy food and weapons.

 

God will forgive the Islamic opposition for that...   Read more...

 

 

 

 

 

Usefull link : The Maghreb and Orient Courier   
 

  
        
   
 
 
 
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Par Pierre PICCININ da PRATA
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