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Monde arabe

Monde arabe

Pierre PICCININ da PRATA (Historien - Politologue)

Publié le par Pierre PICCININ

Proche-Orient - Gaza :  un projet planifié ? (Le Monde, 5 janvier 2009) - Texte intégral

 



Un père pleure ses enfants       

 

 

 



Vignette Palestine bis[Photo : Naplouse - Cisjordanie]

 

On pensait l’opération terminée, mais les crimes de guerre reprennent et les morts civiles s’accumulent à nouveau dans la Bande de Gaza.

 

Depuis décembre 2008, en effet, sous prétexte de « riposte » à des tirs de roquettes sur son territoire, l’armée israélienne a détruit de nombreuses infrastructures et tué des centaines de civils palestiniens.

 

Mais il est bien clair que ce n’est pas en bombardant une fois de plus les populations civiles que les dirigeants israéliens parviendront à éradiquer la résistance palestinienne à l’occupation des territoires. Au contraire, même, Israël ne fait que radicaliser cette résistance et susciter des vocations au martyr parmi les proches des victimes.

 

Aussi, l’objectif est forcément ailleurs… Et la question se pose donc de savoir ce qu’Israël fait réellement à Gaza.

 

Conviendrait-il de mettre en relation le retour d’Israël à Gaza (officiellement évacuée par les colons et l’armée sous le gouvernement d’Ariel Sharon, en 2005) avec le regain d’intérêts pour les vastes gisements gaziers dans les eaux territoriales palestiniennes, découverts en 2002, mais que l’on sait depuis peu être bien plus importants que ce que l’on avait pu estimer à l’époque ?

 

Ou bien, sans toutefois négliger ce fait, l’invasion israélienne ne procèderait-elle pas plutôt d’une politique plus systématique ?

 

Ainsi, le gouvernement israélien aurait-il décidé d’achever de vider les territoires palestiniens par la terreur, la ruine économique et l’insécurité ?

 

Comment, en effet, pourrait réagir un père de famille, sans revenu, sans plus d’espoir et dont les enfants sont régulièrement mis en danger, autrement qu’en se décidant, tôt ou tard, à émigrer et à rejoindre les communautés de la diaspora arabe palestinienne ? N’est-ce donc pas là le véritable objectif d’Israël, de progressivement chasser les Arabes de Palestine, vers l’Egypte, la Jordanie ou d’autres pays arabes ?

 

En fait,  n’est-ce pas là la politique menée par Israël depuis sa création, en 1948, et qui, en réalité, avait commencé avant même la proclamation de l’Etat israélien déjà, par les attentats anti-arabes perpétrés par les mouvements terroristes juifs Irgoun ou Stern ?

 

Ne sont-ce pas les mêmes méthodes que celles pratiquées lors du massacre de la population arabe du village de Deir Yassin, durant la nuit des 9 et 10 avril 1948, qui avait provoqué la panique et le début de l’exode des Arabes de Palestine, petit à petit remplacés par des colons israéliens?

 

N’est-ce pas dans ce but que l’armée israélienne lance par avions quantité de tracts sur la Bande de Gaza, annonçant aux Gazaouis l’intensification des opérations militaires et leur enjoignant : «pour votre propre sécurité, nous vous demandons de quitter la zone immédiatement » ?


Ces tracts ne sont pas sans rappeler ceux qui avaient été distribués aux populations arabes par le mouvement sioniste, après le massacre de Deir Yassin, par lesquels il était conseillé aux Arabes de quitter leurs villages, car d’autres Deir Yassin allaient suivre…

 

Et il n’y a pas que Gaza :  la politique d’enclavement des territoires autonomes palestiniens de Cisjordanie, encerclés par les établissements de colonies juives et régulièrement objets de bouclages économiques, d’interventions armées et de violences, n’est-elle pas la continuité logique et la poursuite systématique d’un projet d’épuration soigneusement planifié ?

 

Autre question : les conséquences de cette nouvelle agression dépassent largement le seul cadre israélo-palestinien et sont lourdes pour l’ordre international.

 

Le constat est une fois de plus dramatique quant au rôle de l’ONU :  à nouveau, les principes les plus fondamentaux sur lesquels reposait le droit international ont été bafoués par Israël. Sans objectif militaire défini, l’armée a pris pour cible, directement et consciemment, des populations civiles, méthodes habituelles, appliquées, par exemple, lors de l’invasion du Liban, en juillet 2006, dont l’épisode le plus ignoble avait été le massacre de Qana ; Israël avait même bombardé des installations de la Croix rouge, détruit les routes qu’empruntaient les secours et réduit en cendres des quartiers de villes et des villages entiers.

 

Sans aucune ambiguïté, il s’agit de crimes de guerre d’une extrême gravité aux termes de la Convention de Genève. Et cela recommence aujourd’hui.

 

Une nouvelle fois, cette agression illégale démontre l’impuissance de l’ONU et les limites du droit international.

 

L’ONU ? Le droit international ? Ce sont là des éléments du jeu de la haute politique étrangère des Etats qui en ont les moyens, économiques et militaires :  les règles en sont somme toute assez simples et, en fin de compte, tout le monde joue carte sur table. Les dès, bien sûr, sont pipés. Mais tout le monde le sait. Et chacun fait semblant d’y croire, avec une grande conviction apparente, beaucoup de sérieux.

Des centaines de civils sont morts déjà, les blessés s’entassent dans les hôpitaux, mais aucune force internationale ne s’interpose…

 

Et, déjà, le nouveau et « super-sympa » président des Etats-Unis déçoit par son silence. Son silence ?  Non, il supporte même : «si quelqu’un lançait des roquettes sur ma maison la nuit (…), je ferais tout mon possible pour l’en empêcher», avait-il déclaré…

 

N’est-ce pas précisément ce que font les Arabes de Palestine depuis la terrible nuit de Deir Yassin, depuis cinquante ans maintenant ?

 

Ainsi, pour les Palestiniens, le grand changement Obama n’aura pas lieu. La nouvelle administration présidentielle se bornera à poursuivre la politique de la précédente, qui a, une fois encore, paralysé l’ONU et empêché toute action pour faire cesser l’agression sur Gaza, en utilisant son droit de véto au Conseil de sécurité.

 

Un soutien inconditionnel à l’Etat israélien qui tue des enfants ? «Yes, he can !»…

 

 



Lien utile :  voir aussi Guerre du Liban - 2006.

Coupure de presse :  copie-de-Gaza.jpg

 

Voir également : Breaking the Silence (Israeli soldiers talk about the occupied territories).

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jean-luc 06/10/2011 18:20



Israël fait la guerre. Et une fois de plus, le monde entier entre en transes.


Je me permets de cité l'article de Jacques TARNERO paru dans Le Monde.



D’abord, il y a des images insoutenables et des chiffres. Images de corps déchiquetés, de civières ensanglantées. Plus de mille tués du côté palestinien et moins de vingt du côté israélien. Que
faudrait-il pour ce film d’horreur satisfasse ses spectateurs : que les juifs soient fidèles à leur histoire, que des Israéliens sa fassent tuer par milliers ? Qui s’interroge sur la tactique du
Hamas qui s’abrite derrière des civils pour mieux donner de lui même l’image du martyr ? Dans une vision politique réduite à l’émotion provoquée par la violence des images, il est certain que la
tactique du Hamas remporte du succès auprès d’un public autant avide de gore que de compassionnel.

Le malheur palestinien est réel, nous ne le contesterons pas, mais ce malheur a d’abord pour raison d’être le garrot intellectuel que son leadership successif a passé autour de son cou. Ce que
les Palestiniens et leurs amis arabes détestent d’Israël c’est qu’Israël est le miroir de leur désastre. Quelle issue à cet enfermement sinon dénoncer en Israël l’unique raison de tous ses échecs
et de toutes ses frustrations ?

Pourquoi les passions se déchaînent-elles dès qu’Israël attaque ses ennemis ? Qui est l’agresseur et qui est l’agressé ? Quel pays au monde peut accepter de voir une partie de son territoire
régulièrement bombardé à l’aveuglette pendant des mois et des années ? La France supporterait-elle de voir Lille ou Strasbourg touchées par des missiles venus de l’autre côté de sa frontière sans
réagir ? On dirait que cela fait partie du juste ordre des choses que le sud d’Israël ait reçu plus de dix mille roquettes en quatre ans. Mais qu’Israël attaque ceux qui lancent ces fusées et ce
sont des crimes contre l’humanité, un génocide en cours de réalisation qui sont dénoncés par toutes les consciences brutalement vigilantes. Que ceux qui lancent ces roquettes aient pour programme
politique l’élimination d’Israël, lui dénient toute légitimité, tout droit à l’existence, ferait-il aussi partie des choses normalement admises par nos opinions, nos élites, nos intellectuels,
nos médias ?

Ce parti, le Hamas, a pris le pouvoir il y a deux ans contre son frère ennemi, le Fatah au cours de tueries dont la férocité contredit la tendre innocence dont il essaie de se grimer. Qui est le
Hamas ? Que dit sa charte : “Israël existera et continuera d’exister jusqu’à ce que l’islam l’anéantisse comme il a anéanti d’autres auparavant.” Article 6 : “Le Mouvement de la Résistance
Islamique est un mouvement palestinien honorable qui fait allégeance et à Allah et à sa voie, l’islam. Il lutte pour hisser la bannière de l’islam sur chaque pouce de la Palestine…” Article 13 :
“Il n’existe pas de solution à la question palestinienne, excepté le jihad.” Article 7 : “Le Prophète, qu’Allah le bénisse, a dit : “Le Jour du Jugement dernier ne viendra pas avant que les
musulmans ne combattent les juifs, quand les juifs se cacheront derrière les rochers et les arbres. Les rochers et les arbres diront, ô Musulmans, ô Abdallah, il y a un juif derrière moi, vient
le tuer.”" Il faudrait citer in extenso ce texte hallucinant de haine pour prendre la mesure du fanatisme de son idéologie.

A-t-on déjà oublié ce que sont les bombes humaines ? A-t-on compris cette idolâtrie de la mort que les médias en Occident nomment « attentats-suicides » ? Or ces attentats-suicides ne sont pas
suicidaires mais jubilatoires pour une psyché apocalyptique qui fait du meurtre, la clef du paradis ? A-t-on déjà oublié ce qui vient de se produire à Bombay ? A-t-on oublié les avions sur New
York ? A t on déjà oublié les attentats de Madrid, de Londres, de Bali, de Rabat, de Mombasa ? A-t-on oublié les massacres collectifs en Algérie ? C’est la même idéologie fanatique qui anime ces
mêmes groupes que sont le Hamas, le Hezbollah et autres GIA. Ne pas vouloir le voir c’est s’interdire de comprendre ces exhibitions de cadavres brandis comme autant de martyrs. Le Hamas a compris
que seule la compassion pour les victimes peut toucher les âmes chloroformées d’un Occident qui ne sait plus ce que veut dire vivre en armes, qui ne sait plus ce que veut dire passer ses nuits
dans des abris, d’un Occident qui ne sait plus ce que représente la transmission du fusil des mains du père à celles de son fils.

Qui peut croire honnêtement qu’en Israël on bombarde avec plaisir, qu’on parte à la guerre avec jubilation, qu’on fasse trois ans d’armée avec bonheur ? Qui peut imaginer que ce peuple soit un
peuple de tueur d’enfants ? Avez-vous lu Amos Oz ? Avez-vous lu David Grossman ? Il faut avoir en mémoire ces mots terribles de Golda Meïr : “Nous sommes prêts à pardonner aux Palestiniens
d’avoir tué nos enfants, mais nous ne sommes pas prêts de nous avoir appris à tuer les leurs.” L’été 2008, en échange de la restitution des dépouilles de ses soldats kidnappés au Liban Israël a
libéré un terroriste libanais, Samir Kountar, coupable de l’assassinat dans des conditions particulièrement atroces, en 1974 d’un père israélien et de sa fille de quatre ans tuée à coup de
crosse. Cet homme fut accueilli en héros au Liban, salué par toute la classe politique. Les peuples ont les héros qu’ils peuvent.

Dès lors comment penser ces discours répétitifs, ces comportements monomaniaques de certains journalistes, cette obsession, ces commentaires fielleux à l’égard d’Israël dès qu’Israël fait la
guerre ? Certes la comparaison n’est pas une bonne excuse, mais tout de même : cinq millions de morts au Congo en dix ans, cinq cent mille morts au Darfour en cinq ans, des centaines de milliers
de personnes déplacées, ça n’intéresse personne. Une guerre sans nom au nord de Ceylan entre cinghalais et tamouls, mais qui s’en soucie. Un peuple sous la botte chinoise, mais les Tibétains ne
sont pas le grand marché du monde. Ces faits n’intéressent donc pas nos commentateurs avisés ? Un Algérien égorgé par un jihadiste du GIA a-t-il moins d’intérêt qu’un Palestinien tué par un
soldat israélien ? Les massacres arabo-arabes seraient ils plus acceptables que la guerre faite par Israël ?

Comment accepter sans broncher que ce soit au cours de la super chic émission “Ce soir ou jamais” de Frédéric Taddéi, que la représentante des “Indigènes de la République” puisse insulter la
République et ses lois, traiter l’Etat d’Israël de raciste, faire la promotion d’une manifestation pro-Hamas et ne trouver en face d’elle que le silence gêné d’intellectuels ? Quelle est cette
danse de saint Gui qui agite la gauche dès que c’est Israël qui est en cause et qui croit progressiste d’aller défiler sous les drapeaux du Hamas et du Hezbollah ? Si madame Buffet possède encore
quelques neurones ne sait-elle pas que les secondes victimes des islamistes iraniens furent les communistes du parti Toudeh, atrocement liquidés comme autant de mécréants ?

Il y a autre chose que la critique ou la condamnation d’une politique quand il s’agit d’Israël. Non la fièvre qui s’empare des commentateurs nous dit autre chose, bien plus grave, bien plus
profonde. Israël dérange. Il y aurait une sorte de soulagement chez certains en Europe à pouvoir dire à ces israéliens-juifs : “Vous faites aux Palestiniens ce que nous vous avons fait” avec,
pour la France, ce codicille : “Vous faites aux Palestiniens ce que nous avons fait aux Algériens…” Ce règlement de compte par procuration soulage bien des consciences.

Israël a fait des erreurs. Israël a sans aucun doute de grands torts dans ses politiques, dans son système démocratique paralysant, mais cet Etat porte structurellement un refus de la pensée
totalitaire, un refus de la barbarie, un refus de la soumission et c’est cela que les nazis voulaient anéantir et c’est cela que les Hamas et Hezbollah veulent détruire. Que des Européens, des
Français, des gens de gauche, des intellectuels, supposés dotés de raison et de



jean-luc 06/10/2011 18:00



He bien moi je ne suis pas de votre avis.


La pauvreté et la misère qui règne à GAZA et du fait des terroristes palestiniens du HAMAS et du FATAH qui détournent l'aide Européenne et Américaine au profit de leur haine sans limite des
israeliens pour financer des actions terroristes.


Si cette aide était correctement utilisée leur niveau de vie serait certainement bien meilleur que celle de leurs frères égyptiens, Jordaniens.... Mais ça on ne vous le dit jamais. 


L'Etat Palestinien avait été créé en même temps que l'état Israelien, ce sont les arabes qui ont refusé cela, y compris la main tendu de l'ancien 1er ministre israelien à Arafat pour une paix
contre la terre.


Les israéliens n'ont jamais déclaré la guerre à leur voisin excepté contre le Liban controlé par le HEZBOLLAH qui les agressait et une fois avant que l'Egypte de Nasser n'attaque Israel.


Vous passez sous silence complet les actions terroristes du Grand Mufti de Jérusalem, des frères musulmans, du hezbollah, du Hamas, du Fatah, de l'OLP de AL Quaia, de FPLP, du Martyres de la
mosquée d'al-aqsa et j'en passe...


mais au fait savez vous que cette mosquée était une église chrétienne avant. Ils n'ont qu'a la rendre aux chrétiens, et les chrétiens la rendre aux Juifs puisqu'avant il y avait le 2nd
Temple. 


Et Bethléem, "Maison du Pain" en Hébreux ( c'est bizarre ce nom hébreux tout de même),  lieu de naissance de Jésus, vous savez ce Juif né il y a 2000 ans. Que nous européens 'Romains de
l'époque' avions appelé "Roi de Juifs" (INRI).


Et Jérusalem, là ou sont enterrés tous les rois de Juda.


Si l'on vous suit il faudrait faire du 93 une terre d'Islam et la cathédrale de Saint-Denis, là même ou reposent les rois de France, une mosquée...


Moi je suis allé par 2 fois en Israel et dans cisjordanie et ce avant les intifadas. Les arabes étaient bien traités avec un niveau de vie largement supérieur à leurs voisins et vivaient en paix
avec les israeliens. Une paix officielle aurait pu intervenir à l'époque. Mais la haine des manipulateurs des menteurs en a décidé autrement.


Maintenant cette haine gagne aussi qq israeliens j'en conviens mais le peuple israeliens est le seul pays démocratique de la région qui indemnise même les victimes de ses actes de guerre.


Merci de choisir le camp de la vérité.



Madame Daouani Souad 28/09/2010 20:12


Cher Monsieur,

J'ai lu attentivement les articles que vous avez écrits concernant la politique israélienne. Votre point de vue rejoint celui de milliers sinon de millions de gens dont on ne demande pas l'avis ou
s'ils ont le malheur d'en faire part, on les taxe d'antisémitisme.
Etre antisioniste c'est simplement être contre l'immonde traitement meurtrier fait à une population démunie, délaissée, sans valeur. Quand des résolutions de l'ONU contre des pays arabes sont
immédiatement suivies d'effet (dévastateurs comme en Irak où plus d'un demi million d'enfants sont morts grâce au blocus international...), peut-on faire le compte des résolutions contre la
politique d'extermination des Palestiniens par l'etat d'Israêl qui ont été suivies d'effet? Plusieurs centaines, complaisamment bloquées par des Etats Unis dont le veto (inique) n'est jamais remis
en cause?

Que font les Etas arabes qui par leur allégeance aux Etats-Unis soutiennent de facto la politique israélienne? Le pétrole ne sera jamais utilisé par ces lâches profiteurs d'une ressource naturelle
"miraculeuse" comme moyen de pression contre les sionistes et leur soutien éternel!

J'ai participé pendant des années à des manifestations contre le sionisme, pour la création d'un Etat palestinien, pour la justice, mais il m'arrive souvent de baisser les bras ou d'éprouver une
haine insupportable contre l'injustice. Ce qui m'a révolté il y a 3 ou 4 ans, c'est une déclaration d'un porte-parole de Médecins sans frontières qui se montrait extrêmement affecté par "les effets
atroces et insupportables que subissent ces pauvres israéliens démunis devant le terrorisme des méchants Palestiniens. Depuis lors, j'ai cessé de donner à Médecins sans frontières dont les dons
vont sans aucun doute aider les "pauvres juifs traqués dans leurs maisons et qui courageusement, en héros, subissent le martyre."

Quand aux Palestiniens, que valent-ils? Quand on a vu que plus de 2000 Palestiniens et Libanais ont été tués pour la libération d'un seul soldat israélien enlevé par le Hamas, cela donne exactement
une idée de la valeur que vaut un soldat israélien et celle d'un sous-humain palestinien.

La plaisanterie continue avec des pourparlers pipés dès le départ : on se fout vraiment de la gueule du monde : on veut la paix, les Palestiniens ne la veulent pas sous le prétexte minable qu'on
continue à construire des colonies. Ils sont donc vraiment de mauvaise foi à ergoter pour des broutilles. Mais qu'est-ce qu'ils croient, ces Palestiniens? Ils n'auront jamais d'Etat (on frôle la
guerre de cent ans), les réfugiés de la première heure ont heureusement eu la bonne idée de décéder hors de leur pays, hors de leurs maisons volées par la force et occupées par des familles juives
dont elles sont "leurs beit, leurs foyers"!!!!!!! Les descendants de feu ces réfugiés ne pourront jamais réintégrer leurs villages, leurs maisons, leurs terres. Mais cela ne suffit pas, maintenant
comme vous le rappelez on pousse par la misère, la mort, l'emprisonnement les jeunes à quitter leur pays afin de les remplacer rapidement et sans s'en cacher par de "bonnes familles juives".
Ne parlons pas des colonisations : quelle idée de s'indigner d'une chose aussi triviale.

Quand une famille juive dispose de 100 litres d'eau par jour et qu'une famille palestinienne n'en reçoit que 20, où est la justice?

Golda Meir avait raison de dire, à la fin de la seconde guerre mondiale: "L'holocauste est la meilleure chose qui pouvait nous arriver. Quoi qu'on fasse maintenant, il nous suffit de brandir le
drapeau "antisémite" pour contrer toute velléité de riposte".

Il est en effet normal que la Palestine paie pour tous les pogroms ayant eu lieu en Occident durant des centaines d'années, il est commode de le laisser subir les conséquences du nazisme
(holocauste et par conséquent création d'un Etat israélien, et donc exit les Palestiniens empêcheurs d'exproprier en paix), il est pratique de laisser ces va-nu-pieds laver le sang des juifs qui
teintait les mains des Européens responsables des déportations et des meurtres des juifs durant la guerre.

Qu'ils fassent le sale boulot, les Palestiniens. Ici, en Europe, on a les mains propres, cette affaire est oubliée, tout compte fait, nous on n'a rien fait, ce sont les nazis qui ont tout fait. Et
si ces terroristes continuent à se faire sauter pour obtenir justice, ce n'est pas parce que ce sont des Résistants comme les Européens contre l'occupation nazie, non, c'est uniquement parce qu'ils
ont la violence dans le sang, et parce que ce sont des imbéciles qui ne veulent pas se laisser tuer à petit feu (militaire) et par indifférence depuis 60 ans.

C'est ça la démocratie selon Israel et son éternel allié.

PS : des élus européens ont créé une association se nommant "lLes amis d'Israêl", nous attendons toujours "les amis de la Palestine".