Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Monde arabe

Monde arabe

Pierre PICCININ da PRATA (Historien - Politologue)

Publié le par Pierre PICCININ da PRATA
Tunisie - La Tunisie selon Moncef Marzouki (entretien avec Pierre Piccinin da Prata)
 
On ne présente plus Pierre Piccinin da Prata, souvent controversé mais dont le courage et la détermination forcent le respect.

Enseignant et reporter de guerre, Pierre Piccinin da Prata a fait parler de lui à de nombreuses reprises, notamment l'année dernière, lorsqu'il a été enlevé en Syrie.

Mais Pierre Piccinin da Prata ne s'intéresse pas qu'à la Syrie. Pour preuve, cette série d'entretiens en tête-à-tête que lui a accordés durant trois ans le président tunisien, Moncef Marzouki.

Mises bout-à-bout, ces rencontres inédites éclairent singulièrement la manière dont ce pays a traversé les soubresauts qui l'agitent depuis décembre 2010.

Avec l'adoption toute récente d'une nouvelle constitution, la Tunisie est-elle tirée d'affaire ? Pierre Piccinin da Prata en doute fortement...   
 
 
 
 
 
Politique, société, culture, histoire, religion, philosophie, science : rarement le monde aura été secoué par autant de grands débats de sens. Mais que se cache-t-il derrière ces polémiques permanentes ? Décrypter, analyser, comprendre : tel est le but de « Et dieu dans tout ça ? », magazine hebdomadaire qui réunit les meilleurs spécialistes dans un esprit d’ouverture, de tolérance, de curiosité. Et sans tabou.
lapremiere
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
© Cet article peut être librement reproduit, sous condition d'en mentionner la source

Commenter cet article

Zenobie 08/04/2014 01:55


Interview étonnante d'un historien qui semble ignorer que les mouvements révolutionnaires comme ceux que
connaît le monde arabe depuis 3 ans ne représentent que le début d'un bouleversement. Vouloir, dès aujourd'hui, condamner de nouveau le monde arabe à n'être gouverné que par des "hommes forts"
relève d'un essentialisme bien ancré dans les mentalités européennes. Qui trop embrasse mal étreint et à donner des avis définitifs sur "les révolutions arabes" dans leur ensemble, vous vous
condamnez à dire beaucoup de contrevérités et à faire preuve d'une grande naïveté. Présenter BC Essebsi comme le futur homme fort que tous les tunisiens appellent de leurs vœux est une sottise
pour qui connaît un peu la Tunisie. Hier matin, d'anciens RCDistes, proches de BCE, se sont faits huer à Monastir et chasser du mausolée de Bourguiba où ils avaient la prétention de venir
manifester. Votre travail d'historien devrait vous amener à étudier les causes du djihadisme (qui sont à rechercher en priorité dans les dictatures précédentes justement) mais aussi tous les
mouvements qui irriguent les sociétés civiles de ces pays et sont en train de recomposer les scènes politiques nationales et régionales pour encore de longues années sans doute. Proclamer dès
maintenant l'échec de ces révolutions et alarmer les européens à propos du phénomène djihadiste qui, quoi que vous en disiez, reste mineur en Tunisie, c'est favoriser le rejet du monde arabe par
les européens alors qu’il aurait tant besoin de partenariats. Jusqu'à présent, il n'y a eu que très très peu d'aide par exemple pour aider au recouvrement des biens volés par Ben Ali et ses clans
mafieux et quasiment aucun soutien financier alors que la question socio-économique reste prégnante et que la pauvreté favorise le repli sur la religion voire la violence. In fine, on retrouve
dans votre bouche les arguments éculés que l’on entendait de la part des gouvernements français du temps de Ben Ali et qui ont justifié pendant des décennies un étouffement de ces
sociétés. 

Pierre PICCININ da PRATA 08/04/2014 02:03



Attendons donc les élections... Et nous serons fixés.


 


Quand vous parlez de "contrevérités", je suppose que vous faites allusion à l'Egypte, au Yémen ou au Bahreïn... ? Ou peut-être, dans un autre ordre d'idée, évoquez-vous la Libye?