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Monde arabe

Monde arabe

Pierre PICCININ da PRATA (Historien - Politologue)

Publié le par Pierre PICCININ da PRATA
EDITORIAL - Offensive de charme trumpien sur le Moyen-Orient…

Le Courrier du Maghreb et de l'Orient, Mai 2017

 

Offensive de charme trumpien sur le Moyen-Orient…

Réconciliation éclair entre la Maison blanche et le roi Salman : le nouveau président américain, à peine élu, s’envole pour Riyad avec la ferme intention de réparer les dégâts commis par huit années d’administration obamienne peu encline à soutenir encore la théocratie saoudienne qui finance le terrorisme islamiste. Une réconciliation qui se solde par d’impressionnants contrats d’armement.

Fournir l’Arabie saoudite en armes, au moment où les tensions s’intensifient dangereusement avec son voisin iranien, aura été la première priorité de Donald Trump. Il semble que la question des Droits de l’Homme, des décapitations au sabre et des flagellations publiques n’ait pas été abordée…

Quelques semaines auparavant, le boucher du Caire était reçu avec tous les égards à la Maison blanche ; rien de gênant, apparemment, à adouber ainsi Abdel Fatah al-Sissi, le « maréchal-président » qui a mis fin à la révolution égyptienne, renversé la démocratie naissante, rempli les prisons à craquer et adopté la torture de masse comme garantie de la paix sociale et politique.

De même, Recep Tayyip Erdogan a reçu les honneurs du Bureau ovale. Il ne quittera par l’OTAN, finalement ; mais il attend de son suzerain qu’il accède à quelques requêtes qui lui faciliteraient l’instauration d’une dictature personnelle à Ankara. Trump n’a pas dit non.

Visite à Benjamin Netanyahou également…

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Trumpian charm offensive on the Middle East…

Lightning reconciliation between the White House and King Salman: the new American President, just about elected, flew to Riyadh with the firm intention of repairing the damages committed by eight years of the Obama administration – only very slightly inclined to still support the Saudi theocracy that finances Islamist terror. A reconciliation concluded through impressive armament deals.

Supplying Saudi Arabia with weapons, at a moment when tensions are dangerously intensifying with its Iranian neighbour, will have been Donald Trump’s first priority. It seems that the question of human rights, of sword beheadings and of public flagellations was not brought up…

Some weeks beforehand, the butcher of Cairo was welcomed with all pomp and circumstance at the White House; nothing to be ashamed about, apparently, to flatter Abdel Fatah al-Sissi in such a way, the “President-Marshal”, who put an end to the Egyptian revolution, who overthrew the nascent democracy, filled the prisons up to the brim and adopted mass torture as a warrant of social and political peace.

Similarly, Recep Tayyip Erdogan was given all honours of the oval office. He will not leave the NATO, finally; but he expects from his sovereign to concede a few requests that would enable him to install a personal dictatorship in Ankara. Trump does not say no.

He also visited Benjamin Netanyahu…

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ترامب يَشنُّ هجوماً فاتناً على الشرق الأوسط

مصالحة خاطفة بين البيت الأبيض والملك سلمان: بالكاد يتمَّ انتخابه رئيساً للولايات المتحدة الأمريكية، يطير الرئيس الجديد إلى الرياض مفعماً بنية جديّة لإصلاح الأضرار المتراكمة خلال السنوات الثماني لإدارة أوباما؛ الأخيرة كانت ميَّالةً قليلاً جداً لدعم الثيوقراطية السعودية التي بدورها تُموِّل الإرهاب الإسلامي. ستفضي المصالحة إلى توقيع عقود تسلح مدهشة.

شكَّلَ تقديم الأسلحة للسعودية، في لحظة تتزايد فيها التوترات الخطيرة مع جارتها إيران، الأولوية الأولى لدونالد ترامب. على ما يبدو لم يتم تناول مسألة حقوق الإنسان وقطع الرؤوس بالسيف وعقوبات الجلد في الساحات العامة

قبل أسابيع عدة، استُقبِلَ جزار القاهرة في البيت الأبيض استقبالاً حافلاً ؛ ظاهرياً لا يوجد أي حرج في مؤازرة عبد الفتاح السيسي ʺالرئيس الماريشالʺ الذي قضى على الثورة المصرية وقَلَبَ الديمقراطية الوليدة وملأ السجون بأعداد هائلة وتبنى التعذيب الجماعي كضمانة للسلام الإجتماعي والسياسي.

الشيء ذاته فيما يتعلق برجب طيب أردوغان الذي تلقَّى تشريفات المكتب البيضاوي. لن يخرج من حلف الناتو في نهاية المطاف، لكنه ينتظر من سلطانه الموافقة على بعض الطلبات التي ستُسهِّل له إقامة دكتاتورية شخصية في أنقرا. لم يقل ترامب لا

 

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Publié le par Pierre PICCININ da PRATA
ÉTAT ISLAMIQUE – Reportage exclusif – Mossoul : l’odeur doucereuse des cadavres…

Le Courrier du Maghreb et de l'Orient, Avril 2017

 

Ce n’est pas un air de liberté qui flotte sur Mossoul… Mais l’odeur âcre et doucereuse, à peine fétide, des cadavres putrides en partie carbonisés.

La résistance des combattants de l’État islamique qui défendent leur dernier bastion dans la partie occidentale de la métropole irakienne est acharnée.

Les contre-attaques sont quotidiennes; et c’est le rythme frénétique d’une danse de Saint-Guy qui s’est emparé des forces armées irakiennes : deux pas en avant, un pas en arrière.

Les quartiers orientaux de Mossoul, à l’est du Tigre, ont été reconquis au prix de pertes immenses. Nombreuses furent les unités dont les soldats ont vu mourir plus de 50% de leurs camarades. D’où l’apparition des premiers cas de désertions…

Aussi, l’armée irakienne a changé de tactique, a fortiori parce que la réaction de l’État islamique est aujourd’hui plus déterminée encore : les quartiers occidentaux de Mossoul sont principalement sunnites et les djihadistes, cernés et qui n’espèrent désormais rien d’autre que le martyre, y trouvent un soutien dans la population elle-même, retranchés dans la vielle ville, aux ruelles étroites et tortueuses, impénétrables… où se terrent plus de 200.000 habitants qui attendent avec effroi l’arrivée des « diables chiites ».

Lorsqu’une bataille s’engage, le feu est nourri et violent de part et d’autre. Des quantités spectaculaires de munitions sont tirées chaque jour. D’où les katiba (brigades) de l’État islamique sortent-elles de quoi assurer cette puissance de feu ? Leurs stocks auraient dû s’être épuisés à cette date…

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Publié le par Pierre PICCININ da PRATA
EDITORIAL - Ce n'est pas un air de liberté...

Le Courrier du Maghreb et de l'Orient, Avril 2017

 

Ce n’est pas un air de liberté qui flotte sur Mossoul…

Mais l’odeur âcre et doucereuse, à peine fétide, des cadavres putrides en partie carbonisés… et une impression de déjà vu.

Et si l’État islamique, finalement, n’était rien d’autre que le cri ultime de l’anticolonialisme, de l’anticapitalisme ?

Le dernier acte du tiers-mondisme ?

Au-delà du fantasme d’un complot atlantiste fomenté par Washington et ses affidés européens impatients de sculpter la silhouette d’un nouvel ordre régional à l’intention des nations arabes…

Au-delà de la guerre romantique, où s’est forgée la mystique internationale de héros d’un Islam authentique, débarrassé de siècles d’exégèses gibbeuses ruminées par des cohortes d’oulémas corrompus au service de leurs temps ; héros chevelus et pileux bravant de leurs cimeterres brandis sous le vent chaud du désert les appétits de l’Occident sans foi et de sa toute puissante machinerie financiaro-militaire…

Au-delà d’une guerre de religion programmée à Kerbala il y a quatorze siècles…

Au-delà des intoxications et des images distordues de réalités embrouillées par des chancelleries partisanes ou des médias inconscients…

 

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It is not an air of freedom that hangs over Mosul…

But rather the bitter, unctuous and fetid smell of carbonised putrid corpses… and an impression of ‘déjà-vu’.

What if the Islamic State was nothing else than the ultimate shout of anti-colonialism, of anti-capitalism?

The last act of the ‘Third-World tendency’?

Beyond the fantasy of an Atlantist plot lead by Washington and her impatient European accomplices to shape the silhouette of a new regional order for the Arabic nations…

Beyond the romantic war, where the international mysticism was forged, of heroes of an authentic Islam freed of centuries of gibbous exegeses ruminated by cohorts of corrupted ulemas at the service of their timely context; hairy heroes brandishing their scimitars under the hot winds of the desert, defying the faithless appetites of the West and its almighty financial-military machinery…

Beyond a religious war scheduled fourteen centuries ago in Kerbala…

Beyond the poisonings and distorted images of realities, muddled up by partisan chancelleries or media without conscience...

 

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ليس هواء الحرية ما يطفو فوق الموصل

إنها الرائحة اللاذعة للجثث المتعفنة أو المتفحمة، مما يعطي الانطباع أن هذا المشهد مألوف من قبل.

ماذا لو كانَ تنظيم الدولة الاسلامية هو الصرخة الأخيرة ضد الكولونيالية وضد الرأسمالية؟

ماذا لو كانَ أخرَ فعلٍ لما عُرِفَ بحركة عدم الانحياز أو النزعة العالمثالثية (Tiers-mondisme) التي سعت للتحرر الوطني؟

بعيداً عن وهم المؤامرة الأطلسية التي تُديرها واشنطن وعملائها الأوربيين المستعجلين لنحت نظام إقليمي جديد للأمم العربية

بعيداً عن الحرب الرومانسية التي تُجسِّد الحلم العالمي لأبطال إسلام حقيقي تخلص من قيود الاجتهاد التي استمرت لقرون والذي اجترَّهُ علماء فاسدون من أجل خدمة أغراض زمانهم، أبطال بشعرٍ طويل ولحىً كثَّة يتحدون بسيوفهم المعقوفة والمرفوعة في حر الصحراء شهية الغرب غير المؤمن وكذلك آلته المالية والعسكرية

بعيداً عن الحرب الدينية التي تمت برمجتها في كربلاء منذ أربعة عشر قرناً

بعيداً عن الخدع وعن الصور المشوهة لحقائق تم حجبها من قِبل العواصم المنحازة ومن قِبل وسائل الإعلام عديمة الضمير...

 

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Publié le par Pierre PICCININ da PRATA
 SYRIE – L’occasion manquée…

Le Courrier du Maghreb et de l'Orient, Février- Mars 2017

Historique et analyse du conflit syrien (2011-2017)

« Il est une expression en deux mots », écrivait l’académicien français Bernard Le Bouyer de Fontenelle, « qui nous rappelle que le temps n’est pas à notre disposition : ‘trop tard !’ »

La révolution syrienne qui a fissuré la chape de plomb déposée sur le pays par le parti Baath (au pouvoir depuis le coup d’État de 1963) a commencé en mars 2011, dans la foulée des « printemps » tunisien et égyptien, qui constituèrent indubitablement le signal d’espoir qu’attendait une partie de la population pour s’insurger contre la mafia politico-économique au pouvoir à Damas.

Toutefois, d’une part abandonnée par les démocraties occidentales (qui allaient pourtant s’affairer si activement en Libye) et d’autre part combattue par les forces d’un islamisme sans concession encouragées par les puissances sunnites de la région, la résistance citoyenne au régime de Bashar al-Assad n’a pas réussi à s’imposer. Après avoir tenté un soulèvement armé qui s’est développé de mai à novembre 2012, les révolutionnaires ont peu à peu été contraints de battre en retraite, jusqu’à leur progressive dissolution dans une toute autre forme de guerre…

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Encore trop souvent simplifiée à outrance par des commentateurs très éloignés des événements et présentée comme la révolte d’un peuple uni contre un féroce dictateur, la révolution syrienne, au regard de ceux qui l’ont accompagnée de mois en mois et observée sur le terrain, n’est pas le phénomène statique qu’ont longtemps évoqué les médias unanimes avant de se retrouver confrontés à l’islamisation évidente du conflit.

Tout au contraire, les « événements » syriens ont connu plusieurs phases très distinctes et une évolution rapide qui a surpris et déconcerté, par sa vélocité et la diversité des protagonistes qui se sont invités sur le théâtre, même les experts les plus avertis.

Régulièrement présent –et aujourd’hui encore- sur les différents terrains du conflit en Syrie, à Damas, Homs, Hama, Alep, Idlib… (et otage cinq mois durant, en 2013, enlevé dans la ville d’al-Qousseyr par des bandits qui agissaient sous l’étiquette de l’islamisme, confié à la garde d’une brigade de Jabhet al-Nosra, la présumée branche syrienne d’al-Qaeda, puis vendu aux islamistes « modérés » des Brigades al-Farouk et déplacé à travers le pays sans être empêché ni de voir, ni d’entendre), c’est à l’aune des risques qu’il est nécessaire de prendre pour savoir et comprendre que j’ai pu me rendre compte des évolutions spectaculaires successives du conflit syrien qui est entré dans sa sixième phase.

Cette sixième phase oppose désormais trois composantes (outre bien sûr les Kurdes, dont l’avenir apparaît de plus en plus menacé) : le régime, toujours bien ancré à Damas et qui vient de reprendre Alep, les factions islamistes fédérées par Jabhet al-Nosra (surtout actif dans le gouvernorat d’Idlib) et l’État islamique, qui périclite de plus en plus rapidement.

L’Armée syrienne libre, quant à elle, les « révolutionnaires », n’est plus guère que portion congrue. Elle a depuis longtemps perdu le leadership de l’opposition au gouvernement qu’elle ne combat plus qu’en théorie et ne joue plus de rôle que celui d’une marionnette dans les mains de la Turquie qui la finance et l’appuie avec son armée ; un pantin agité, dans le nord du gouvernorat d’Alep là où elle subsiste encore, contre les Kurdes du Rojava que le président Erdogan envisage d’écraser, et ce probablement dans le cadre d’une alliance tacite avec le gouvernement de Bashar al-Assad.

I. Le « Printemps syrien », lorsque la révolution se faisait attendre (15 mars 2011 – mai 2012)

La Syrie est l’un des six pays du Monde arabe qui connaissent depuis le début de l’année 2011 des troubles conséquents ayant pour contexte l’ainsi dénommé « Printemps arabe » (avec la Tunisie, l’Égypte, la Libye, le Yémen et le Bahreïn).

Toutefois, la crise syrienne, qui s’est muée en conflit armé particulièrement meurtrier, conflit qui s’est progressivement étendu à toutes les régions du pays et perdure depuis six ans, semble aujourd’hui s’acheminer vers... Read more...

 

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Publié le par Pierre PICCININ da PRATA
EDITORIAL - L’État islamique passe de mode

Le Courrier du Maghreb et de l'Orient, Février-Mars 2017

 

Bientôt déjà, l’État islamique passera de mode…

L’unique cellule terroriste active en Europe a été démantelée il y a un bail à présent, jusque dans ses cercles les plus périphériques ; celle qui avait organisé les attaques sur Paris et Bruxelles, les seuls attentats d’envergure revendiqués par l’EI en Occident.

Depuis lors, mis à part l’effroyable « coup de chance » d’un déstabilisé manipulé à Canne, en France… Plus rien qui ressemble à un acte de guerre… Nulle part.

En Irak, la dernière phase de l’offensive lancée en octobre 2016 pour reconquérir Mossoul est désormais en cours et, bien que les djihadistes, souvent à la recherche du martyre, fassent preuve d’une résistance furieuse, la concentration de forces rassemblées autour de la ville ne leur laisse aucune chance de survivre à l’assaut.

En Syrie aussi, l’étau se resserre, autour d’ar-Raqqa, la capitale de l’EI.

Le rêve sunnite du Califat s’écroule lentement sous les coups de l’Occident triomphant encore de l’Islam, et dans le sang versé avec allégresse par les miliciens chiites d’Irak et d’Iran, ivres de venger la défaite de Kerbala vielle de treize siècles, et puis les rires des... Read more...

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Soon already, the Islamic State won’t be fashionable anymore…

The only active terrorist cell in Europe has been dismantled a long time ago by now – all the way to its peripheral circles; it was the one that had organised attacks on Paris and Brussels, the only large-scale attacks claimed by the IS in the West.
Since then, apart from the horrifying “stroke of luck” of one manipulated lost guy in Cannes, in France… nothing more that could look like an act of war… nowhere.

In Iraq, the last phase of the offensive launched in October 2016 to reconquer Mosul is rolling on and, although the Jihadists, often looking for martyrdom, make proof of furious resistance, the concentration of strength gathered around the city leaves them no chance to survive the assault.

In Syria also, the rope tightens around ar-Raqqa, the capital of the IS.

The Sunni dream of the Caliphate slowly collapses under the blows of the West, still triumphing over Islam, and drowns in the blood happily spilled by the Shiite militiamen of Iraq and Iran, keen to avenge the defeat of Kerbala (thirteen centuries ago).

Then there is the laughter of the... Read more...

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قريباً سيصبح تنظيم الدولة الإسلامية شيئاً من الماضي

لقد تم تفكيك الخلية الإرهابية الوحيدة في أوربا منذ فترة، حتى دوائرها الملحقة تم تفكيكها. إنها الخلية التي خططت لهجمات باريس وبروكسل وهي الهجمات الضخمة الوحيدة التي تبناها التنظيم في الغرب. لم يعد هناك ما يشبه العمل الحربي باستثناء ما يشبه ضربة الحظ التي نفذها في مدينة كان الفرنسية مختل تم التأثير عليه من طرف ما

أعلنت السلطات العراقية عن المرحلة الأخيرة من الهجوم الذي بدأ في تشرين أول من عام 2016 و الذي يستهدف استعادة مدينة الموصل من تنظيم الدولة الإسلامية، فيما يُبدي جهاديو التنظيم مقاومة شرسة، إلا أن المدينة محاصرة بشكل كامل من القوات العراقية مما لا يترك أي مجال أمام هؤلاء للنجاة بحياتهم. كما ويشتد الخناق في هذه الأثناء حول مدينة الرقة السورية عاصمة التنظيم

لقد تحطم الحلم السنّي للخليفة تحت وطأة ضربات الغرب الذي انتصر مرة جديدة على الإسلام. سقط هذا الحلم أيضاً نتيجة الدماء التي قدمها عن قناعة أفراد المليشيات الشيعية العراقية والإيرانية التواقون للانتقام لهزيمة كربلاء في القرن الثالث عشر. تحطم الحلم وسط قهقهات ملالي إيران وصرخات الفرح التي أطلقها الأكراد الذين لا يعرفون بعد أن حروباً ضروسةً ما زالت تلوح في الأفق. كل ذلك في وقت تملأ فيه صرخات اليائسين الذين يملؤون كما الحال دائماً الزنازين القذرة للرئيس بشار الأسد وفي وقت تُدار فيه كل الأمور تحت قيادة الكريملين

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Publié le par Pierre PICCININ da PRATA
ÉTAT ISLAMIQUE – Reportage exclusif – La bataille de Mossoul !

Le Courrier du Maghreb et de l'Orient, Janvier 2017

La bataille de Mossoul a commencé le 17 octobre 2016.

Dans l’euphorie générale, la presse internationale a titré sur la chute imminente de Mossoul.

Les Peshmergas (les combattants kurdes) et l’armée irakienne, appuyés par l’aviation de la coalition internationale menée par les États-Unis et secondés par diverses factions, dont les milices chiites d’Irak, semblaient progresser à grande vitesse et « avançaient déjà dans la banlieue de Mossoul » pour « libérer » la ville. Mais la réalité est moins fantastique…

Mossoul encerclée

Les Peshmergas, ces combattants kurdes devenus célèbres, ont poussé l’offensive depuis le Kurdistan jusqu’à libérer tous les villages situés à l’est de Mossoul des djihadistes de l’État islamique (EI), dont les différentes agglomérations à majorités chrétiennes telles que Qarakosh, Amdaniya, Bartella, des bourgs aujourd’hui abandonnés par leur population et qu’animent seulement le va-et-vient des véhicules blindés et le vent qui balaye la poussière des ruines.

Mais il ne faut pas s’y tromper : cette première phase de la reconquête n’était pas très compliquée. D’une part, en effet, ces villages perdus dans la plaine de Ninive n’offraient pas aux islamistes les conditions idéales pour fixer une résistance efficace et durable : désertées par les civils qui avaient fui les lieux en 2014 dès l’annonce de l’arrivée des djihadistes, ces bourgades ont pu être bombardées sans merci par les forces aériennes de la coalition internationale menées par les États-Unis (près de la moitié des habitations sont aujourd’hui détruites) ; et il en fut de même des routes qui relient les villages à Mossoul à travers la rase campagne, sur lesquelles tout véhicule, complètement à découvert, constituait une cible facile pour les avions de la coalition. D’autre part, les djihadistes de l’EI ont dès lors effectué un repli stratégique, réservant leurs forces pour défendre Mossoul, la capitale irakienne du Califat, et abandonnant aux assaillants kurdes ces agglomérations sans grand intérêt stratégique.

Ainsi, en quelques semaines seulement, les Peshmergas ont pu ceinturer Mossoul et envelopper sa moitié est d’un rempart de terre élevé au bulldozer et régulièrement ponctué de fortins surélevés. Et c’était bien là leur objectif : le gouvernement régional du Kurdistan irakien achève ainsi d’établir son pré carré, considérant que tout ce qui se trouve à l’intérieur de ces fortifications qui matérialisent désormais sa frontière est territoire kurde (une frontière qui s’étend, vers le nord, jusqu’à la limite de la Syrie et, vers le sud, englobe tout le territoire enlevé à Bagdad à la faveur de la guerre contre l’EI, jusqu’à la frontière iranienne ; un « espace vital » qu’Erbil n’a pas l’intention de rendre à l’Irak). Ce qui est au-delà est arabe et les Peshmergas n’ont aucune envie de risquer leur peau pour appuyer l’armée irakienne dans la reconquête du reste du pays ; l’offensive kurde s’est donc arrêtée à la « frontière du Kurdistan ».

À l’ouest, ce sont les milices chiites qui ferment le cercle, lesquelles se sont déployées dans le désert qui sépare Mossoul de la Syrie et de ce qu’il reste de l’État islamique, dont la capitale syrienne de l’EI, ar-Raqqa…

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Publié le par Pierre PICCININ da PRATA
EDITORIAL - Un gros enfoiré ?

Le Courrier du Maghreb et de l'Orient, Janvier 2017

 

Un gros enfoiré ?

Trump, Trump et encore Trump… Le monde retient son souffle alors que Donald Trump entre dans le Bureau ovale ; et il attend maintenant de voir.

« Président Trump, mettez donc fin aux actes honteux d’Obama qui donne des armes aux terroristes kurdes du PKK en Syrie ! », appelle Bilari Yildirim, le premier ministre turc.

« On ne va pas se fâcher alors que Barack Obama n’en a plus que pour quelques jours ; on s’arrangera avec son successeur… », répondait en substance le Kremlin, après que le déjà ex-président démocrate avait expulsé une trentaine de diplomates russes accusés par son administration défunte d’avoir fomenté l’élection du nouveau locataire de la Maison blanche…

À Tel-Aviv, la droite israélienne piaffe d’impatience : Trump tiendra-t-il sa promesse de transférer l’ambassade états-unienne à Jérusalem, reconnaissant ainsi de facto la ville trois fois sainte comme la « capitale historique du peuple hébreux », fondée au Xème siècle avant Jésus-Christ par le roi David, « à une époque où les Arabes et l’Islam n’existaient pas encore », aurait-on ajouté, question de remettre un peu d’huile sur le feu, dans les milieux évangéliques qui ont inconditionnellement soutenu la candidature du républicain ?

Quelle belle vengeance Benjamin Netanyahu tiendrait là, en réponse à la « trahison » d’Obama qui, avant de quitter son fauteuil, a laissé passer la résolution 2334, refusant d’opposer le veto états-unien au Conseil de Sécurité de l’ONU. C’est que la résolution impose les frontières d'un (futur) État palestinien et rappelle que la Cisjordanie et Jérusalem-est (la vieille ville, le Mur des Lamentations et le Mont du Temple) sont des « territoires palestiniens illégalement occupés » ; une véritable « déclaration de guerre contre Israël » a-t-on pu lire dans une certaine presse sioniste. Mais l’onde de choc de cette bravade trumpienne pourrait être abyssale ; personne ne sait (encore) le prix qu’il en coûterait.

Et, au Pentagone, on planche déjà sur « un nouveau plan de bataille, beaucoup plus agressif, contre Daesh »… Read more...

 

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A real bastard?

Trump, Trump and again Trump… The world holds its breath as Donald Trump enters the oval office; and it now waits to see.

President Trump, put an end to the shameful acts of Obama who gave weapons to the Kurdish terrorists of the PKK in Syria!, is what Bilari Yildirim, the Turkish Prime Minister, cried out to Trump.

We are not going to get angry while Barack Obama has only few more days left; we shall settle this with his successor”, came the answer from the Kremlin, after the already former democratic president had expelled around thirty Russian diplomats accused by his late administration to have stirred up the election of the new tenant of the White House …

In Tel Aviv, the Israeli right is fidgeting impatiently: will Trump keep his promise of transferring the United States embassy to Jerusalem, thereby de facto recognizing the three times holy city as the “historic capital of the Hebrew people”? This city founded in the 10th century before Christ by king David, “at a time when the Arabs and Islam did not yet exist”, would have been added, to put a little extraoil onto the fire, in the evangelic circles, which unconditionally supported the republican candidate.

What a beautiful revenge Benjamin Netanyahu would hold there, in answer to Obama’s “treason”, who, before leaving his post, allowed resolution 2334 to pass, by refusing to use the United States veto on the UN Security Council. It is because the resolution imposes the borders of a (future) Palestinian State and reminds that the West Bank and the East of Jerusalem (the old town, the Wailing Wall and the Temple mount) are “illegally occupied Palestinian territories”; a real “declaration of war against Israel”, as it could be read in the Zionist press. But the shock wave of this trumpian swaggering could be abyssal; nobody knows (at the moment) what the price of it will be.

And, in the Pentagon, work has already begun on “a new plan of battle against Daesh, much more aggressive than until now”… Read more...

 

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هل رونالد ترامب وغد كبير؟

ترامب ...ترامب... ومن ثم ترامب...العالم يحبس أنفاسه مع دخوله إلى المكتب البيضاوي وينتظر الآن ماذا سيفعل. يقول رئيس الوزراء التركي بن علي يلديريم: » الرئيس ترامب، ضع نهاية لأفعال أوباما المخزية، لقد أعطى أسلحة لإرهابيي حزب العمال الكردستاني في سوريا.«

عندما قامت إدارة أوباما الراحلة بطرد اثنين وثلاثين دبلوماسياً روسياً بعد اتهامهم بالتدخل بشكل غير قانوني في الإنتخابات الأمريكية التي أوصلت ترامب إلى البيت الأبيض ، أجاب الكرملين بأن ذلك لن يُغضب الروس حيث أيام أوباما باتت معدودة في الرئاسة وأن الإدارة الروسية سوف تتفاهم مع خلفه.

اليمين الإسرائيلي في تل أبيب يتحرّق شوقاً لمعرفة إن كان ترامب سيفي بوعده حول نقل السفارة الأمريكية إلى القدس، مما يعني اعترافاً بحكم الأمر الواقع أن المدينة المقدسة عند الديانات السماوية الثلاث هي » العاصمة التاريخية للشعب اليهودي «، أسسها الملك داؤود في القرن العاشر قبل الميلاد في عصر حيث » لم يكن العرب والإسلام قد وُجدُوا بعد« ، قد ُيضيف البعض في الأوساط الإنجيلية، التي دعمت المرشح الجمهوري بشكل لا مشروط، فقط من أجل صب الزيت على النار؟

سيكون ذلك بمثابة انتقام كبير لبنيامين نتانياهو بعد »خيانة « أوباما الذي لم يستخدم حق النقض قبل أن يترك كرسي الرئاسة من أجل الإطاحة بالقرار الأممي رقم 2334. يمكن القول أن القرار المذكور يؤسس للدولة الفلسطينية المستقبلية ويُذكّر أن الضفة الغربية والقدس الشرقية (المدينة القديمة، حائط المبكى أو الحائط الغربي وجبل الهيكل) هي » أراضٍ فلسطينية محتلة بشكل غير قانوني«، مما يشكل »إعلان حرب حقيقي على إسرائيل« كما كتبت بعض الصحف الصهيوينة. ما طرحه ترامب قد يشكل موجة صادمة ستُحدث أثراً عميقاً ولا أحد يعرف كم ستكون كلفته.

في هذه الأثناء، يقوم البنتاغون بتحضير »خطة حرب جديدة أكثر عنفاً ضد داعش«

في نهاية الأمر قد يكون ترامب وغداً كبيراً بالفعل وليس شعبوياً فقط

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Publié le par Pierre PICCININ da PRATA
TURQUIE – Au pays des coups d’État…

 

Le Courrier du Maghreb et de l'Orient, Décembre 2016

 

Le 15 juillet 2016, une partie des forces armées turques tentait de s’emparer du pouvoir.

La question toujours en suspend : que voulaient les militaires ? Quelles étaient leurs intentions ? Quelles motivations ont-elles animé les putschistes, au point que des ordres avaient été donnés d’ouvrir le feu sur les civils si ces derniers opposaient une résistance au déploiement des troupes dans les rues ?

Jusqu’à présent, aucun procès public des militaires impliqués dans le putsch manqué n’a encore eu lieu, qui aurait pu leur servir de tribune et à exprimer les raisons de leur intervention à l’encontre du gouvernement de Recep Tayyip Erdogan.

Cela dit, l’hypothèse d’une réaction kémaliste semble tenir la route.

Retour sur un demi-siècle d’histoire de la république turque et autopsie des coups d’État qui ont marqué le destin de la Turquie moderne…

 

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Publié le par Pierre PICCININ da PRATA
IRAN – «Ouverture» en trompe-l’œil…

 

Le Courrier du Maghreb et de l'Orient, Décembre 2016

 

Il n’y a plus une seule chambre d’hôtel libre à Téhéran.

L’Iran, en quelques mois, est devenu le meilleur ami des multinationales occidentales, le « nouvel Eldorado », comme ont titré la plupart des médias de l’Ouest : « L’Iran s’ouvre au monde. L’ère Ahmadinejad, c’est du passé ! »

Une ouverture en trompe-l’œil et un passé encore bel et bien présent… qui ne laissent pas dupe les observateurs de terrain et déconcerteraient certainement les éditorialistes trop prompts, une fois encore, à caricaturer des faits qu’ils déforment en toute bonne foi, au prisme de leurs outils d’analyse inadaptés à des étants politiques qui ne correspondent pas à ceux qui prévalent chez eux ; à triturer les « événements » au moulinet de leur inculture sociologique ; et à catégoriser de force des réalités dont ils corrompent l’image en les couvrant d’étiquettes au lexique fabuleux généré par leur imagination exubérante.

Ainsi, l’élection d’Hassan Rohani (juin 2013), puis l’accord sur le nucléaire iranien au terme de douze années de négociations (juillet-janvier 2016) et, ensuite, la « victoire » des « modérés » aux élections parlementaires (avril 2016) ont bluffé la sphère médiatique qui s’est comme d’ordinaire empressée de procurer à l’opinion sa dose de virtualité instantanée sans prendre la peine d’approfondir le sujet et d’aller voir « sur place », une démarche saine et qui fut un jour « normale », dans le monde aujourd’hui dévoyé du « journalisme », et qui, si elle avait été mise en œuvre dans ce cas précis, aurait sans aucun doute laissé à chacun percevoir, derrière les « événements », derrière les choix sémantiques, que, au pays des ayatollahs, la vérité est ailleurs.

En effet… Si l’Iran s’ouvre désormais aux investissements étrangers dont les représentants se pressent en nombre pour ne pas être en retard alors qu’on se partage le grand gâteau si longtemps tenu à l’écart de leurs dents acérées, si les hôtels de Téhéran et des grandes villes du pays se remplissent d’hommes d’affaires et de touristes qui débarquent chaque jours en masse au point que les guichets d’octroi des visas, dont les employés s’étaient depuis plus d’une décennie déshabitués de tels arrivages, s’engorgent de files d’attente de plusieurs heures parfois, donnant le sentiment premier que, par un vaste et impressionnant tour de magie, la république islamique a du tout au tout changé de visage et de contenu politique et sociétal, c’est paradoxalement (mais un paradoxe a priori seulement) tout le contraire qui se produit, en matière de libertés individuelles en tout cas, et ceux que l’on a très légèrement étiquetés « modérés » révèlent, plus exactement, une nature de « réactionnaires pragmatiques ».

Il suffit, pour s’en convaincre, de se balader dans les rues de Téhéran, pour en capter l’ambiance et en humer la substance sociopolitique : je me souviens, il y a quelques mois encore, comme il était aisé d’aborder les gens dans la rue, les jeunes surtout, avides de contacts avec les étrangers. Et ce même dans les semaines qui avaient suivi la « révolution verte », période durant laquelle, pourtant, le régime demeurait aux abois... L’accueil est en effet un trait assez saillant de la culture sociale populaire iranienne ; et il suffisait de se promener sur une place, de s’asseoir dans un parc ou de traîner un peu à la sortie d’une université pour être soi-même approché par des étudiants. Dorénavant, les visages sont fermés et les gens sont inquiets d’être vus en rue avec un étranger, alors même qu’il s’agirait simplement de lui indiquer le chemin.

Les gens se sentent beaucoup plus surveillés (et ils le sont effectivement) ; une surveillance qui concerne en premier lieu leurs relations avec les étrangers de plus en plus nombreux dans le pays. Mais pas seulement…

 

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Publié le par Pierre PICCININ da PRATA
ISLAM – Soufisme – Entretien (5/5) : «Les Musulmans ne détiennent pas la vérité absolue»

Le Courrier du Maghreb et de l'Orient, Décembre 2016

 

Dans ses éditions précédentes, Le Courrier du Maghreb et de l’Orient a donné la parole aux islamistes fondamentalistes, aux Salafistes, partisans d’une lecture littérale du Coran et d’un « Islam authentique ».

Ces différents entretiens ont suscité de très nombreuses réactions au sein de la communauté des Musulmans « modérés », et dans le milieu du Soufisme notamment, très opposé aux thèses salafistes et à leur lecture d’un Coran qui, notamment, autoriserait la violence (le djihad armé) comme moyen licite de promouvoir et de répandre l’Islam.

Pour en débattre, Pierre Piccinin da Prata a engagé le dialogue avec Saïd Djabelkhir, journaliste algérien, chercheur en sciences islamiques et spécialiste du Soufisme.

Cinquième et dernière partie de cet entretien, dont le premier volet a été publié dans l’édition de juillet-août 2016 du Courrier du Maghreb et de l’Orient.

 

PPdP – Les « modérés » affirment qu’il n’y a « pas de contrainte en religion »… Ils se réfèrent au verset 256 de la deuxième sourate. Mais le verset complet dit : « Nulle contrainte en religion, car le bon chemin est distinct de l’égarement. » Aussi, prend-il un tout autre sens : l’Islam s’impose par lui-même et est la seule voie possible, car les autres chemins mènent à l’égarement. Et le Coran dit en effet, à l’intention de ceux qui rejettent leur religion : « Dieu ne leur pardonnera pas. » (Coran, IV, 113) ; « La colère divine s’abattra sur eux. » (Coran, XVI, 106) ; et « Ils demeureront éternellement dans le feu. » (Coran, II, 217). Selon un hadith rapporté par Ibn Abbas, le Prophète se montrait inflexible envers ceux qui abandonnaient l’Islam ; il a dit : « Celui qui délaisse sa religion, qu’on le tue. »

S. DJABELKHIRLe verset que vous avez cité (Coran, II, 256) n’impose rien du tout ; bien au contraire, il ouvre la voie vers la liberté de conscience et de penser. Il indique que l’homme est capable de discerner ce qui est bon pour lui de ce qui est mauvais. C’est vrai qu’il propose de croire en Dieu, mais il n’impose rien.

Ce verset propose aux hommes de croire, comme tout bon vendeur peut vous proposer sa marchandise, il ne vous impose rien. Il se trouve que le « bon chemin » est un espace très vaste qui ne contient pas que le message de Mohamed. En effet, le mot « islam » dans le Coran est très vaste. Il ne désigne pas que le message de Mohamed ; il désigne toutes les religions, doctrines et idées qui existent depuis que l’homme a commencé à produire des idées, et qui versent dans le bien de l’homme. En gros, toute idée, religion ou dogme, qui prône la paix et le progrès de l’homme, est contenue dans le mot « islam » qui lui-même, comme je l’ai déjà expliqué, veut dire « faire la paix » et « donner la paix ».

Le Coran dit explicitement qu’il y a d’autres messages plus anciens que celui de Mohamed, dans le mot « islam » : « Etiez-vous témoins quand la mort se présenta à Jacob et qu’il dit à ses fils : ‘Qu’adorerez-vous après moi ?’ Ils répondirent : ...

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